Reconduit le 24 avril 2026 à la tête du ministère en charge des Sports, Hugues Ngouelondélé se retrouve au cœur de nombreuses interrogations. En toile de fond, concernant le dossier football par exemple, la composition de son entourage, jugée par certains comme fortement marquée par des gens réputées proches des adversaires du Comité exécutif de la Fédération congolaise de football (FECOFOOT).

A propos de la crise qui secoue le football depuis deux années, les personnalités sur lesquelles le ministre reconduit s’appuie, dit-on, alimentent le débat public et nourrissent des inquiétudes sur la capacité de Hugues Ngouélondélé à rassembler au-delà des clivages. Pour plusieurs acteurs du mouvement sportif, cette configuration pourrait fragiliser la cohérence des actions à mener dans le cadre de la vision du chef de l’Etat, notamment dans un contexte déjà tendu autour de la gouvernance du football.
Au-delà des considérations personnelles, une question essentielle se pose: comment impulser une dynamique de relance du football si l’environnement décisionnel est perçu comme partisan avec des gens qui luttent à nuire l’image de l’actuelle tête de la FECOFOOT? Le ministère des Sports est avant tout une institution au service de la nation, dont la mission dépasse largement les rivalités individuelles ou les règlements de comptes.
Certains dénoncent également une mise à l’écart de certains cadres du ministère dans la gestion de la crise du football, au profit de ce cercle qui s’accroche au ministre comme à une bouée de sauvetage.
Dans ce contexte, l’enjeu pour Hugues Ngouélondélé est clair: dépasser les perceptions de partialité et rassurer. Il lui revient de démontrer que son action future s’inscrit dans une logique d’intérêt général, au service de l’ensemble des disciplines sportives et de tous les acteurs, sans exclusion.
Le sport congolais traverse une période charnière. Entre défis structurels, attente des jeunes talents et exigences de performance à l’international, le rôle du ministère est plus que jamais déterminant. Il ne s’agit pas de choisir des camps, mais de bâtir des ponts.
Hugues Ngouélondélé est attendu sur des résultats concrets. Son nouveau mandat sera jugé non pas à l’aune des alliances supposées, mais sur sa capacité à restaurer la confiance, à promouvoir une gouvernance apaisée et à faire du sport un véritable levier de développement national. Car au final, une évidence s’impose: le ministère des Sports n’est pas le terrain des rivalités personnelles. Il est, avant tout, celui de l’intérêt supérieur du sport congolais. Il revient au ministre d’en administrer la preuve.

Jean ZENGABIO

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