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Le Forum international de leadership des jeunes de Brazzaville (BILYF) a organisé le 12 juillet 2026, au Palais des Congrès, une simulation du Sommet de l’Union africaine, sur le thème: «Jeunesse africaine et emploi à l’ère du numérique: défis, opportunités et perspectives». En présence des ministres Prince Michrist Kaba-Mboko, de la Jeunesse et de l’éducation civique, et Prince Bahamboula de l’Industrie touristique; de Précieux Massouémé, président du BILYF, etc.

Cet événement a permis à la jeunesse africaine de s’exprimer pour réfléchir, discuter et construire l’avenir de l’Afrique. Il a réuni 220 jeunes leaders représentant les 55 États membres de l’Union africaine, rassemblés à Brazzaville, pour faire entendre une voix unie, forte et résolument tournée vers l’avenir.
Cette deuxième édition a connu la présence des délégations venues du Gabon et de la RDC, ainsi que des experts de la Commission de l’Union africaine. Ces jeunes leaders ont joué le rôle de chefs d’État, de ministres des Affaires étrangères et d’ambassadeurs pour montrer que la jeunesse africaine est capable d’assumer des responsabilités, de débattre avec rigueur et défendre les valeurs civiques.
Le président du BILYF a souligné que cette simulation dépasse le simple jeu de rôle. «C’est un laboratoire de gouvernance panafricaine, un espace de formation stratégique, et un cadre d’apprentissage du dialogue diplomatique, de la négociation multilatérale et de la coopération interétatique», a affirmé Précieux Massouémé.
Par cette simulation du Sommet de l’Union africaine, il pense créer un espace où les jeunes pourraient apprendre non pas seulement dans les livres, mais par l’expérience. «Un espace où ils pourraient négocier, défendre des positions nationales, construire des compromis, rédiger des résolutions et comprendre le fonctionnement réel des institutions continentales», a-t-il déclaré, tout en précisant que son ambition est de faire de cette simulation une véritable école de leadership, de négociation et de gouvernance.
Le BILYF est convaincu que l’avenir de l’Afrique se prépare dès aujourd’hui. «Former la jeunesse à la diplomatie, au leadership, à la gouvernance, au dialogue et à la coopération, c’est investir dans la stabilité et le développement durable de notre continent. Notre ambition est de faire de Brazzaville un rendez-vous incontournable de la formation diplomatique des jeunes africains et un laboratoire d’idées au service de l’intelligence africaine», a-t-il poursuivi.
Le directeur de l’Union africaine et intégration régionale au ministère des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’étranger, Garrec Milandou, a félicité le BILYF, pour la qualité et la constance de sa vision en faveur de la jeunesse congolaise et africaine. «Cet exercice n’est pas un simple jeu de rôle, c’est un véritable moment de formation à la citoyenneté africaine, à l’intégration continentale et à la compréhension des idéaux panafricains», a-t-il signifié.
Pour le ministre Michrist Kaba-Mboko, l’Afrique est un continent de mémoire, d’espérance, et de destin: «Elle est appelée à faire de sa jeunesse, non seulement le moteur de sa croissance économique, mais aussi l’architecte de son unité politique, de son innovation technologique et de son rayonnement international».
Il a indiqué que le mérité de ce forum est d’avoir compris que préparer les leaders africains demain suppose de les confronter dès aujourd’hui aux grands défis auxquels le continent est confronté.
En choisissant de consacrer cette édition au thème: «Jeunesse africaine et emploi à l’ère du numérique: Défis, opportunités et perspectives», le ministre Michrist Kaba-Mboko pense que le BILYF a placé sa réflexion au cœur de l’un des enjeux les plus stratégiques de notre époque.
Pour le ministre, la révolution numérique redessine profondément les économies, transforme les métiers, bouleverse les modes de production, modifie les relations sociales et renouvelle les formes de gouvernance. «Elle représente à la fois un défi immense et une opportunité historique pour l’Afrique. Le véritable enjeu n’est plus de savoir si le numérique transforme nos sociétés. Il s’agit désormais de savoir si l’Afrique participera pleinement à cette transformation ou si elle en demeurera simple consommatrice. La réponse dépend essentiellement de sa jeunesse».
A noter que des trophées ont été décernés aux meilleures délégations. Ces récompenses symbolisent la volonté du président du BILYF de promouvoir le mérite, l’excellence et l’engagement de la jeunesse.

Cyr Armel YABBAT-NGO

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