L’association Avenir NEPAD Congo a présenté, samedi 25 juillet à Brazzaville, un rapport de veille citoyenne consacré à l’élection présidentielle de mars 2026. Organisée dans le cadre du premier Café citoyen du projet «Démos et Débats – République du Congo», cette rencontre a réuni des journalistes et des représentants de la société civile.
Financé par l’Ambassade de France à travers le Fonds d’appui aux médias et à l’intégrité de l’information, ce projet vise à promouvoir le débat démocratique, renforcer l’esprit critique face à la désinformation et favoriser la participation citoyenne aux questions de gouvernance.
Présentant le rapport, le coordonnateur du projet, le Dr Etanislas Ngodi a expliqué que cette veille citoyenne ne constituait pas une mission officielle d’observation électorale, mais une démarche indépendante destinée à documenter les différentes étapes du processus électoral. À cet effet, 75 observateurs citoyens ont été déployés dans plusieurs départements du pays, afin de recueillir des informations à travers des observations de terrain, des entretiens, l’analyse des réseaux sociaux et des documents officiels.
Ce rapport met en évidence plusieurs constats relatifs aux phases préélectorale, électorale et postélectorale. Parmi les principaux points relevés figurent des difficultés liées à la fiabilité des listes électorales, des interrogations sur l’équité de la couverture médiatique, la diffusion de fausses informations sur les réseaux sociaux, ainsi que les effets de la coupure des télécommunications le jour du scrutin.
Les auteurs soulignent toutefois que l’élection s’est déroulée dans un climat globalement apaisé, avec la participation de plusieurs candidats, tout en estimant que certains dysfonctionnements méritent d’être corrigés, afin de renforcer la confiance des citoyens dans le processus électoral.
Les échanges avec les journalistes ont porté notamment sur la méthodologie utilisée pour évaluer la couverture médiatique, le niveau de participation des électeurs et les perspectives de mise en œuvre des recommandations formulées. Les responsables du projet ont indiqué que leur objectif n’était pas d’influencer les prochaines échéances électorales, mais de proposer des pistes d’amélioration à travers un dialogue permanent avec les institutions concernées.
Le rapport sera prochainement diffusé auprès des pouvoirs publics, des partis politiques, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des organisations de la société civile, afin d’alimenter les réflexions sur les futures réformes électorales.

Darchevie KETTE BONAZEBI

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