Plus que quelques jours et ce sera la reprise des cours sur toute l’étendue du territoire national congolais, prévue cette année pour le jeudi 1er octobre 2026. À Brazzaville, les marchés sont truffés de fournitures scolaires, rendant même difficile la circulation pédestre. Seulement, les étals sous les parasols multicolores des vendeurs ne sont pas achalandés, accusant une moindre mobilisation des parents qui, pour la plupart, ne sont pas encore dans les apprêts des enfants en ce mois de septembre.
Pour se rendre à l’évidence, nous sommes allés sur le terrain pour nous enquérir de la réalité des faits, en sillonnant quelques marchés de la ville. Le constat est terne et alarmant. Du marché Total (situé à Bacongo 2e arrondissement) à Mazala (Moukondo), en passant par le marché du Plateau des 15 ans (Moungali), les parents ne sont pas encore motivés. Et les témoignages recueillis viennent confirmer ce que nous avons remarqué de visu. «Nous qui vendons les fournitures scolaires, sommes aussi des parents qui avons des enfants à envoyer à l’école. Mais, si eux ne viennent pas acheter, comment ferons-nous pour préparer la rentrée de nos enfants?», s’angoissent-ils.
En plus, ils ont ajouté qu’en matière de préparatifs scolaires, les prix demeurent les mêmes chaque année, mais pourquoi après trois mois de vacances, les parents attendent-ils uniquement la veille? D’aucuns se posent cette question et d’autres affirment que cette façon de faire serait ancrée dans la nature des Congolais, de toujours faire les choses à la va-vite comme quoi l’habitude est une seconde nature. «Là, il est midi, et depuis le matin nous sommes ici, mais nous n’avons encore rien vendu. Les clients viennent, demandent les prix, puis partent…», soutient tristement Salomon, un jeune vendeur, étudiant en 3e année de licence dans un institut de la place, qui espère avoir un peu d’argent en faisant du commerce, pour pouvoir préparer sa rentrée académique 2026 – 2027.
Comme le dit l’adage, ‘’Un prévoyant n’a jamais regretté’’. Surtout pour les familles nombreuses, préparer la rentrée est un véritable casse-tête, pour des parents qui ont tendance de tout faire en même temps.
«En tant que père responsable, j’ai bien pensé d’amorcer les choses avant, pour ne pas être saturé et perturbé, raison pour laquelle petit à petit, j’achète déjà les sacs, les tenues que je garde à la maison». Il renchérit que les citoyens congolais, surtout les fonctionnaires, comptent trop sur leur salaire. À en croire ce père de famille qui a préféré garder l’anonymat.
Durell TSOUMBOU (Stagiaire)

