Fraîchement installé à la tête de la Fédération congolaise de football, Eric Mantot n’a plus de temps à perdre. Entre la relance urgente du championnat national, l’audit promis des finances et la restructuration de la formation des jeunes, le nouveau patron du football congolais doit rapidement transformer ses promesses électorales en réalités concrètes.
«L’heure n’est plus aux discours, l’heure est au travail.» C’est par cette formule percutante qu’Éric Alain Mantot a lancé son mandat lors de la passation de service au siège de la fédération. Le nouveau président sait que l’état de grâce sera de courte durée face aux attentes du public sportif.
Le premier défi de sa mandature sera d’amorcer une union sacrée. Le football congolais sort de deux années de turbulence institutionnelle profonde qui ont paralysé son développement. Pour rebâtir, Éric Mantot promet de miser sur la réconciliation des acteurs du milieu, mais aussi sur une transparence absolue. Il a d’ailleurs immédiatement annoncé l’exécution d’un audit financier complet pour assainir la gestion de l’instance et ramener la confiance auprès des partenaires.
Sur le terrain, les priorités sont claires: relancer des championnats nationaux réguliers et crédibles, inspecter et moderniser des infrastructures sportives souvent précaires; restructurer la formation des jeunes et dynamiser le football féminin.
Pour mener à bien cette transformation structurelle, Éric Alain Mantot pourrait compter sur un allié de poids. Le président de la FIFA, Gianni Infantino, lui a adressé ses félicitations officielles, promettant le soutien de l’instance internationale pour accompagner le Congo dans cette nouvelle ère.
Le président Mantot a lui-même rappelé que son élection n’était pas un «chèque en blanc», mais un contrat moral; les supporters et acteurs du ballon rond attendent désormais des résultats concrets et visibles. Le décor est planté, place aux actes.
Franck SOUAPIBOU







