L’Agence française de développement (AFD) Congo a organisé une conférence de presse vendredi 11 septembre 2026 à son siège, à Brazzaville, pour évaluer les différents projets de transport permettant d’améliorer la mobilité des populations en Afrique. Cette conférence de presse a été animée par Mme Aurélie Ghueldre, responsable de l’équipe projet à la division transports et mobilité au siège de l’AFD à Paris, en tournée en Afrique pour jauger l’impact des projets de transport, en présence d’Antoine Chevalier, directeur de l’AFD Congo et de Mme Audrey Martineng-Duplessis, la directrice adjointe.
Pour les responsables de l’AFD, la mobilité est un levier essentiel du développement. L’enjeu est d’accompagner le développement des transports tout en répondant aux défis environnementaux. La stratégie de l’agence s’articule autour de trois ambitions complémentaires. Il s’agit de rendre la mobilité plus accessible et inclusive, en particulier pour faciliter l’accès à l’emploi et aux services; accompagner des systèmes de transport plus verts et plus résilients; et faire de la mobilité un moteur de développement économique durable pour les territoires. Pour Mme Aurélie Ghueldre «L’AFD intervient sur les mobilités au quotidien dans les villes comme dans les territoires ruraux. Elle accompagne également les réseaux routiers, ferroviaires et fluviaux qui assurent la connexion entre les territoires à l’échelle nationale. L’agence soutient aussi leur ouverture régionale et internationale à travers les infrastructures portuaires et aéroportuaires et les grands corridors logistiques», a-t-elle souligné.
Antoine Chevalier a rappelé que l’action de l’AFD au Congo dans le secteur de la mobilité se traduisait par des projets structurants qui répondent à des enjeux à la fois économiques, territoriaux et environnementaux.
«A Pointe-Noire, l’Agence accompagne la modernisation du port autonome (PAPN), une infrastructure stratégique pour l’économie congolaise et une porte d’entrée majeure vers la sous-région. L’objectif est double: développer les infrastructures nécessaires à l’activité portuaires tout en renforçant la prise en compte des enjeux environnementaux. Le projet soutient ainsi la gestion durable des ressources halieutiques, l’amélioration de la gestion environnementale du port et l’efficacité des procédures portuaires. Ce projet a un montant total de 145 millions d’euros. Il est financé par un prêt de 70 millions d’euros de l’AFD, une subvention de 30 millions d’euros de l’Union européenne et 45 millions d’euros de fonds propres du port autonome de Pointe-Noire». Pour Brazzaville, Antoine Chevalier a indiqué que «la route de la corniche place la mobilité au cœur de la transformation urbaine. Cet axe reliant le centre-ville à la périphérie sud de Brazzaville facilite les déplacements et contribue au désenclavement des quartiers traversés, notamment Bacongo et Makélékélé. Au-delà de la circulation, le projet participe à l’amélioration du cadre urbain à travers l’aménagement des voiries, du drainage et de l’éclairage public, ainsi que la mise en valeur des berges du fleuve Congo. La route de la corniche a bénéficié d’un financement de 80 millions d’euros dans le cadre du contrat de désendettement et de développement (C2D)». Il a ajouté: «A travers ces interventions, l’ambition est la même: faire des transports non seulement des infrastructures, mais des outils au service des populations, de la connexion des territoires et d’un développement économique plus durable».
Philippe BANZ

