La Journée internationale de la jeune fille est célébrée chaque 12 octobre de l’année. Décrétée par l’Assemblée générale des Nations Unies et adoptée depuis le 19 décembre 2011, prélude à cette journée qui a eu pour thème de 2026 « Protéger la jeune fille contre les grossesses précoces ». Pour marquer cette date au Congo, l’Association Kaani Assistance a donné une conférence de presse samedi 10 octobre 2026 à Bacongo, pour présenter les cinq lauréates sélectionnées. Elles ont participé au camp des jeunes filles âgées, de 15 à 25 ans, sous le thème « Investir dans les jeunes filles et mettre en lumière leur potentiel », du 23 au 26 septembre 2026, à Brazzaville.
La conférence de presse a été animée par Mme Franche Malanda, responsable des programmes de l’association, en présence des cinq lauréates qui ont présenté leurs idées de projets, et de Bénédicte Luce Ngangoué, coordonnatrice de l’association Kaani. Le camp des jeunes files a constitué un espace d’apprentissage, d’échange et de construction autour, notamment, du leadership féminin, de la confiance en soi, de la prise de parole, des droits des jeunes filles et des droits humains, de la citoyenneté et de l’engagement communautaire.
Organisé dans l’optique de la journée internationale de la jeune fille, avec l’appui de l’ambassade de France au Congo, ce camp a été une initiative visant à renforcer le leadership, la participation citoyenne et le pouvoir d’agir des jeunes filles. Cet espace a offert une opportunité aux filles d’exprimer leurs idées, de valoriser leurs compétences et développer des initiatives en faveur de leurs communautés.
La journée internationale vise à promouvoir les droits des filles, à lutter contre les discriminations et les violences, et à encourager leur accès à l’éducation, leur autonomisation et leur participation aux décisions qui concernent leur avenir. Les filles font encore face à des obstacles qui limitent leurs possibilités et leur épanouissement. Cette Journée rappelle l’importance de les écouter, de soutenir leurs ambitions et de leur donner les moyens de réaliser leur potentiel.
Les cinq lauréates retenues ont eu des initiatives de projet dans le camp portées sur: lutte contre l’insalubrité (sensibiliser aux conséquences de l’insalubrité dans les quartiers) ; l’accès à l’éducation (soutenir la scolarité de deux jeunes filles en classe de terminale scientifique) ; hygiène menstruelle (sensibiliser les jeunes filles de 12 à 20 ans du quartier à l’hygiène menstruelle) ; lutte contre les violences basées sur le genre VBG (sensibiliser les collégiennes et les lycéennes aux violences basées sur le genre) ; et valorisation des modèles féminins (faire connaître aux jeunes filles des parcours de réussite féminine pour inspirer leurs ambitions)..
Pour Franche Malanda, « ce camp a été une nécessité, parce qu’il a été un espace où la jeune fille a été amenée à s’informer, à se former aussi et surtout à apprendre comment passer de l’idée à l’action, afin d’être actrice du changement dans sa communauté. La jeune fille est appelée à s’informer, nous sommes à l’ère de l’Internet ».
L’une des lauréates, l’étudiante Michelle Emmanuelle Bakouma Loukabou, a reconnu l’intérêt du camp organisé à l’endroit des filles : «Ce camp a été bénéfique pour moi. J’ai appris plusieurs choses. Mon idée de projet a été retenue, cela m’a procuré beaucoup de plaisir ».
Philippe BANZ








