Si sans le passé le présent n’est rien, alors comment pouvons-nous parler des nouveaux sans citer les anciens? À la veille du quart de siècle de la loi du 12 novembre 2001, portant Liberté de l’information et de la communication en République du Congo, des membres du Gouvernement, des icônes du journalisme, des professionnels des médias venus de différents horizons, des étudiants en communication se sont réunis du 17 au 19 juillet 2026, au Centre international de conférence de Kintélé autour du salon de l’information, de la communication et des médias (SICOM) pour réfléchir et débattre sur la thématique: «Témoigner, produire, former, innover: de la presse écrite à l’audiovisuel, et à l’ère du numérique et de l’intelligence artificielle»

Les icônes de la presse congolaise autour du Premier ministre

Cette initiative du journaliste Gyldas Mayela a été ouverte par le Premier ministre Anatole Collinet Makosso, au nom du Président de la République Denis Sassou Nguesso.
Placée sous le signe de reconnaissance, lors de la cérémonie d’ouverture, un hommage mérité a été rendu à Jean Paul Pigasse, cet illustre journaliste français, fondateur du groupe ADIAC, décédé en juillet dernier. Après cela, le Premier ministre a honoré quatorze autres journalistes entre autres: Bernard Mackiza, premier directeur laïc du journal La Semaine Africaine, ancêtre des journaux congolais, Jean-Claude Kakou, Joseph Bitala Bitemo, Jean Obambi, André Ondélé, Rose Samba Toyo, Anne Marie Jeanne Kouloumbou. Autrefois vedettes, aujourd’hui devenues icônes des médias congolais, ces figures emblématiques ont reçu des distinctions en guise de remerciements pour leur dévouement à la pratique du journalisme au Congo.

Les officiels posant pour la postérité

L’autre temps fort a été la décoration du Président de la République qui a reçu le prix spécial de la liberté de la presse, pour son engagement en faveur de la promotion d’une presse libre au Congo.
C’est à travers d’innombrables panels, ateliers pratiques, masterclass, expositions et visite des stands que ce salon a été initié pour redorer le paysage médiatique congolais, mais aussi envisager l’avenir. Trois jours durant, les professionnels de l’information et de la communication ont examiné le chemin parcouru par les médias au Congo et ont partagé tour à tour leur expertise.
Raison pour laquelle, «c’est à nous-mêmes de faire que le Congo ne soit pas seulement un territoire dont on parle, mais une nation qui raconte elle-même son histoire, ses réalités, ses talents, ses réussites et ses aspirations» a laissé entendre Jean Christ Aubamby, Directeur de cabinet du ministre de la Communication.
Pour les étudiants, et passionnés des médias, ce salon a représenté une aubaine, non seulement pour mettre en pratique la théorie acquise grâce aux ateliers, mais aussi pour se faire connaître auprès des anciens et se créer un meilleur réseautage qui peut ouvrir leurs portes dans l’avenir. «Aux jeunes nombreux dans la salle, saisissez toutes les possibilités qu’offre ce salon, interrogez, expérimentez, créez et innovez», a dit le ministre de la Communication Thierry Lézin Moungala.

Les panélistes de l’atelier inaugural

Le SICOM a constitué donc un espace de dialogue, de rencontre, du partage de connaissances, d’expériences et de réflexion sur l’avenir des métiers de l’information, de la communication et des médias. Il a favorisé la transmission des compétences entre générations tout en mettant en lumière l’expérience de ceux qui ont contribué à bâtir ce secteur, et l’énergie d’une nouvelle génération appelée à prendre la relève. «Sans la presse, le monde ne se raconte pas. Et sans les médias, le monde ne se retrouve pas», a dit Gyldas Mayela, commissaire général de ce salon.
Au terme de ce salon, nombre de résolutions ont été arrêtées, en l’occurence réformer et actualiser le cadre juridique des médias; renforcer la formation des professionnels des médias; développer les compétences numériques; lutter contre la désinformation et les deepfakes; encadrer l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) dans les rédactions. Aussi, soutenir la production de contenus locaux; améliorer le financement et la viabilité économique des médias; favoriser l’innovation et l’investissement dans le secteur médiatique. Ce salon, instauré comme un rendez-vous annuel, a permis certains participants en majorité des étudiants en sciences et techniques de la communication, ayant pris part aux différents ateliers pratiques de réceptionner des certificats de participation.

Durell TSOUMBOU
(Stagiaire)

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