Le jeudi 1er octobre, c’était la rentrée scolaire 2026-2027 au Congo. Comme il est de tradition, le ministère de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’alphabétisation, sous la houlette de Jean-Luc Mouthou a effectué une descente au complexe scolaire de Mounkoundzi-Ngouaka, à Makélékélé (1er arrondissement de Brazzaville) pour s’assurer du bon démarrage des cours. Il a chaudement été accueilli par l’administrateur-maire de Makélékélé, Laurent Edgard Bassoukissa et les responsables administratifs de cet établissement qui ont fait lire aux élèves du primaire un beau discours d’accueil, suivi de la remise d’une gerbe de fleurs.
S’assurer de la bonne organisation de la rentrée dans tous ses aspects, tel était l’objectif de cette visite. Elle a permis au ministre de constater la présence effective du corps enseignant qui a massivement répondu présent à son poste, par contre les élèves ont timidement repris les bancs le premier jour des cours. Pour ce faire, Jean-Luc Mouthou a fait la ronde des classes de tous les cycles que contient ce complexe scolaire, à commencer par le primaire, le collège puis le lycée où il a tendu des poignées de main au personnel enseignant de cet établissement.Enfin, il a terminé par le préscolaire où il a même chanté avec les enfants.
La constatation faite est que le premier jour des cours a manqué d’engouement. Dans les salles où il y a eu plus de places vacantes que d’élèves, le ministre a pris part à des phases de démonstration des quelques élèves. Il s’est assis au fond de la salle pas pour faire cours, mais pour inspecter. Une manière pour lui, étant du domaine de l’enseignement de jauger la qualité des cours dispensés. «Ce qu’on pourrait dire pour interpeller les parents dont les enfants sont encore à la maison, de faire tout le nécessaire pour que dès demain ces enfants prennent le train en marche pour permettre une préparation efficiente de cette jeunesse qui, en fin d’année scolaire devra quelquefois se soumettre aux évaluations sommatives», a dit Jean-Luc Mouthou aux parents d’élèves.
Pour les parents fonctionnaires qui se sont plaints sur la question de comment envoyer les enfants à l’école quand les salaires ont été virés dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre. Face à cette situation, le ministre aurait par indulgence permis aux élèves en manque d’uniforme ou en attente des kits scolaires d’aller à l’école les deux premières semaines pour éviter un démarrage tardif de l’année scolaire. Et dans les salles où nous sommes passés en compagnie de l’équipe du ministère, effectivement, il y a eu des enfants qui n’étaient pas en uniforme scolaire qui ont fait cours, le premier jour de la rentrée. «C’est ennuyant de faire cours dans une salle de classe ne comptant qu’à peine deux élèves. Et c’est à cause de ceux qui sont encore à la maison que nous ne faisons pas cours; donc qu’ils viennent», ont déploré des jeunes lycéens d’un établissement de la place.
Au sujet de la nouvelle loi scolaire qui est en vue, le ministre a précisé que celle-ci se trouve déjà au niveau de l’Assemblée Nationale pour adoption. Avec le CEPE, surtout, a-t-il dit, «il est fort probable que cette réforme rentre en vigueur dès la session prochaine. Une loi selon laquelle la classe d’examen de CM2 va être transmutée en une simple classe de passage pour passer au cycle collège».
Toujours dans cette même optique, la classe du CP1 sera supprimée pour laisser place de façon obligatoire au préscolaire qui est en train d’être renforcé. Seulement, est-ce que cette réforme de suppression du CP1, rendra la tâche facile à ceux qui sont dans des zones rurales ou péri-urbaines où n’existe pas encore de préscolaire?
Durell TSOUMBOU
(Stagiaire)







