« Il ne peut y avoir de véritable transformation structurelle sans un travail décent ». C’est par ce puissant rappel que ministre d’Etat Pierre Mabiala a lancé lundi 6 octobre 2026 à Brazzaville deux projets de l’Organisation internationale du Travail (O.I.T.) en partenariat avec la société italienne E.N.I.
Le premier projet porte sur l’amélioration de la sécurité et de la santé au travail dans la chaîne de valeurs de la foresterie au Congo, un secteur jugé à haut risque, souvent marqué par des accidents graves liés à l’abattage d’arbres et à l’absence d’équipements de protection.
Le second, plus large, vise l’amélioration de la sécurité au travail et l’accès à la protection sociale dans les chaînes de valeurs du soja et du tournesol, filières en plein essor soutenues par ENI-Congo dans le cadre de sa stratégie de biocarburants.

Les participants attentifs lors de l’atelier.

Pour Pierre Mabiala, les deux projets viennent conforter une ambition que le gouvernement porte depuis plusieurs années : faire du travail sous toutes ses formes, un levier de développement, conformément au Plan national de développement (PND). Le plan porte l’ambition d’une « économie diversifiée, forte et résiliente, génératrice d’emplois durables et même de réduction significative de la pauvreté ». Pour le ministre d’Etat, « le développement de l’industrie congolaise trouve son fondement dans une agriculture productive, capable d’assurer un approvisionnement régulier en matières premières.
Mais cette transformation ne peut se faire, a averti le ministre d’Etat, au détriment des travailleurs. « Une croissance économique au prix de la sécurité et de la santé des travailleurs, ou qui en laisse une partie d’entre eux sans aucune protection sociale ne peut constituer un levier de développement durable », a-t-il affirmé.
Ces initiatives s’inscrivent dans le cadre du programme de promotion du travail décent 2023-2026, élaboré par le Congo avec l’appui de l’O.I.T. et de l’ensemble des mandants tripartites. Ce programme place l’emploi décent, la protection et le respect des droits fondamentaux au cœur de l’action publique.
Pierre Mabiala a exprimé la reconnaissance du Gouvernement aux partenaires techniques et financiers, notamment la France et la société ENI dont l’appui rend possibles ces projets, ainsi qu’au système des Nations-Unies et à l’O.I.T. Il a invité toutes les administrations sectorielles concernées : économie forestière, agriculture, santé et institutions de sécurité sociale à s’approprier pleinement ces projets afin qu’ils produisent des résultats tangibles et durables pour les travailleuses et les travailleurs congolais.

Noémie OSSALE-ONDOUMA (Stagiaire)

Ne manquez plus nos derniers articles!

Nous ne spammons pas !

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici