L’Institut européen de coopération et de développement et l’ONG Essor ont organisé du 29 septembre au 1er octobre 2026, un séminaire sous-régional impliquant les acteurs de la formation et de l’insertion professionnelles. C’est le directeur de cabinet du ministre de l’Emploi Corneille Moukala-Moukoko qui a lancé les travaux, assisté de l’administrateur-maire de Moungali, Jacques Elion; de la représentante de l’ambassade de France au Congo, Vitiani Romby et de la coordinatrice pays Essor, Martine Claire Ngo.

Ce seminaire s’inscrit dans une démarche de partage d’expérience, pour fédérer les efforts, les compétences et capitaliser les bonnes pratiques pour apporter des réponses efficientes aux questions de formation et de l’emploi des jeunes.

Placé sur le thème: «Implémentation des espaces de concertation des acteurs du système formation-emploi», cet atelier a regroupé les participants venus des pays d’Europe, tels la Belgique et d’Afrique (Benin, Tchad, Sénégal), pour discuter à travers des ateliers sur la question de l’adéquation formation-insertion professionnelle.

Les participants à l’issue de l’ouverture de l’atelier sous-régional

A l’ouverture du seminaire, l’administrateur-maire de Moungali a salué la tenue de ce séminaire dans son entité administrative. Il a indiqué que ‘‘mieux articuler la formation aux besoins du monde professionnel, c’est préparer l’avenir, favoriser l’emploi et l’entrepreneuriat. C’est aussi donner à la jeunesse des moyens d’être pleinement acquis’’.

Le directeur général de la formation qualifiante et de l’emploi, Auxence Léonard Okombi a, quant à lui, évoqué la question du choix du thème qui, a-t-il dit, n’est pas un vain fait du hasard. Il est le résultat d’un diagnostic posé sur le fonctionnement des marchés de l’emploi de “nos pays respectifs”. Le diagnostic sur l’écosystème de formation-emploi au Congo réalisé en 2023 par la direction générale de la formation avec l’appui du Bureau International de Travail (BIT), à travers le projet ARPEJ, montre la présence de nombreux acteurs intervenants dans cet écosystème, mais ‘‘sans synergie ni coordination adéquate’’. Cette absence de synergie et de coordination institutionnelle, laisse libre cours à la superposition des actions, à des doublons dans l’intervention des partenaires techniques et financiers, la dispersion des ressources et aussi à un mauvais ciblage des bénéficiaires, a-t-il laissé entendre. Pourtant, a-t-il rappelé, cette problématique d’absence de cadre de coordination et de dialogue de l’écosystème de formation-emploi, a fait l’objet de discussions lors de l’atelier de l’élaboration du diagnostic stratégique du PND 2027-2031, tenu du 21 au 23 septembre 2026.

Il a prôné par ailleurs, la coalition des idées pour réussir le défi de la formation et de l’emploi. «On ne gagne pas la bataille de la formation et de l’emploi en étant seul, il faut plutôt absolument mutualiser nos efforts», a-t-il dit.

Dans le même ordre, la cheffe de projet RELIEEF a renchéri qu’aucun acteur ne peut seul répondre aux défis de l’insertion. Pour elle, la concertation permet de confronter les réalités, d’identifier ensemble les blocages et de construire des réponses communes, permettant de passer de la juxtaposition d’initiatives à une véritable énergie collective.

Ouvrant le séminaire, le directeur de cabinet du ministre de l’Emploi a déclaré qu’il ne s’agit pas de faire des séminaires, “mais il veut du concret, en s’inspirant des expériences d’ailleurs, à l’instar de celle du Benin’’ dans la coordination institutionnelle, pour réussir le challenge de la formation-emploi.

Durell TSOUMBOU (Stagiaire).

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