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Comment se relever de l’humiliation et repartir?

Comment se relever  de l’humiliation et repartir?

Les Diables-Rouges du Congo n’effectueront pas leur retour au Cameroun à l’occasion de la CAN 2021. Ils ont été éliminés mardi 30 mars à Bissau par la Guinée-Bissau. Comme lors de ses précédentes éliminations en 2016 et 2018, le Congo laisse filer son ticket qualificatif à la dernière journée des phases éliminatoires. Les Diables-Rouges n’avaient besoin que d’un match nul pour s’octroyer la deuxième place du groupe I derrière le Sénégal, synonyme de visa pour la phase finale. Bon nombre de Congolais n’imaginaient aucun scénario qui ne les mènerait pas au Cameroun face à un adversaire dit de seconde zone et qu’ils avaient étrillé au match aller, à Brazzaville. Malheureusement, après avoir résisté pendant quarante-quatre minutes, leurs favoris ont fini par céder à la pression bissau-guinéenne et permis à Piquetti (45e +1), Frédéric Mendy (73e) et Jorginho (80e) de faire parler la poudre : 3 buts à 0 ! Les Bissau-guinéens ont sans doute mérité leur victoire. Mais pour le Congo, quelle suprême humiliation!
La désillusion est énorme. Les Congolais ont vu des Diables-Rouges à bout de souffle et d’arguments, avec des joueurs errant sur la pelouse comme des âmes en peine: point de coordination entre les différents compartiments, aucune fluidité, aucun automatisme et aucune élaboration sérieuse. Ils sont plutôt un ensemble disparate où chaque joueur évolue en solitaire. Le sens collectif fait défaut. Même pour les deux seuls succès obtenus à domicile à l’aller, contre la Guinée-Bissau et l’Eswatini, ils laissaient toujours un arrière-goût amer à travers un manque de fond de jeu. Il y a là, des interrogations sur le travail et la compétence et des joueurs et des techniciens.
Mais certains s’inquiétaient déjà et ne se leurraient pas. La victoire semblait comme un projet irréalisable. Les Diables-Rouges ne l’ont plus pour marraine depuis novembre dernier à Mbabane face l’Eswatini, lors de la quatrième journée. Elle fuyait sans cesse sous les pieds d’une équipe congolaise singulièrement inefficace. Les premiers signes de l’élimination se sont fait sentir ce jour-là. Là-bas où Sénégalais et Bissau-guinéens ont pris trois points, les Diables-Rouges n’en avaient pris qu’un, par un match nul (0-0).
On attendait ensuite leur réveil face au Sénégal. Condamnés à attaquer à domicile le 26 mars dernier pour marquer un petit but et se qualifier, l’équipe congolaise se cantonnera dans un jeu défensif suicidaire. Pour ne récolter, une fois de plus, qu’un deuxième match nul (0-0). L’objectif était loin d’être atteint. Or, il restait un match. Il fallait aller le jouer à Bissau. Patatras ! La défense, le point fort de l’équipe, a craqué, et l’équipe a ramassé une colossale défaite.
Il y a échec sur toute la ligne. Une fois n’est pas coutume, mais trois fois de suite devient un sujet de conversation. A chaque début d’éliminatoires, on s’attend à l’impossible. Mais à chaque fois, tout est impossible. Ainsi la triple élimination des Diables-Rouges à la CAN (2017, 2019 et maintenant 2021) inquiète, au point de ne plus croire en rien. C’est une statistique incroyablement négative qui donne le vertige aux férus congolais de football. Les joueurs ne sont plus les seuls concernés. C’est toute la politique de gestion et d’encadrement technique du foot congolais qui est à revoir, estiment les observateurs.

Jean ZENGABIO

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A propos de l'auteur

Editorial

metier dangereux

Un journaliste du Cameroun, pays voisin, a été assassiné dimanche dernier à Yaoundé. Martinez Zogo, 51 ans, de la radio privée Amplitude FM de la capitale camerounaise, a été retrouvé presqu’en putréfaction. Comme pour ajouter à la sauvagerie, il a été brutalement torturé et mutilé comme pour souligner un acharnement à l’anéantissement, une volonté d’en finir avec la vérité que proclamait tout son engagement dans la lutte contre la corruption et dont son émission phare, ”Embouteillage”, s’était fait une renommée.

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