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LÉGISLATIVES ET LOCALES 2022 À MOSSAKA : Dave Mafoula va saisir la Justice

LÉGISLATIVES ET LOCALES 2022 À MOSSAKA : Dave Mafoula va saisir la Justice

Déclaré perdant dans la première circonscription de Mossaka, Dave Mafoula, qui conteste les résultats officiels publiés par le ministre en charge des élections, a annoncé jeudi dernier au cours d’une conférence de presse, qu’il entend saisir la Cour constitutionnelle pour réclamer leur annulation.

Le président du parti «Les souverainistes» et ancien candidat à l’élection présidentielle a qualifié le double scrutin des 4 et 10 juillet dernier d’élections «honteuses» et assuré qu’elles ont été «un recul et un échec» pour la démocratie congolaise. Selon lui, elles n’avaient pour autre signification que celle de «la fracture et de la fragilité».
Dave Mafoula a relevé «des cas honteux dénoncés un peu partout. De Pointe-Noire à Impfondo, en passant par Dolisie, Sibiti, Nkayi, Mouyondzi, Ngo, Ouesso, etc.». Les phénomènes observés, affirme-t-il, ont été les mêmes : «retraits des noms des candidats sur les listes : manque de logos sur les bulletins de vote ; corruptions et achat de conscience ; menace et intimidation ; fraude généralisée et massive ; impunité ; confiscation des PV par les présidents des bureaux de votes ; manque de transparence des résultats, etc.»
A Mossaka, prétend Dave Mafoula, les élections n’ont pas été inclusives, en ce qu’elles n’ont pas offert «l’égalité des chances à tous les citoyens admissibles à y participer, que ce soit en tant qu’électeurs ou en tant que candidats». Il a pour cela dressé un document synthétique renseignant succinctement sur «les différentes forfaitures ayant entaché l’intégrité de l’élection à Mossaka», insistant sur le fait que ces élections n’ont pas été transparentes. «Certains présidents des bureaux de vote ont affiché, un peu partout, une volonté générale de confiscation des procès-verbaux, des citoyens lamba se sont retrouvés détenteurs de plusieurs cartes d’électeurs, certains candidats en complicité avec certaines autorités administratives locales ont fait voter des mineurs et des sujets étrangers», a-t-il soutenu. Cela dénote, d’après lui, «d’un manque de respect aux principes et valeurs de notre République. Sans gêne, ce sont les mêmes compatriotes qui lancent des appels d’unité de Mossaka, comme s’il pouvait y avoir unité dans l’irrespect total de la souveraineté».
Quant aux résultats provisoires proclamés par le ministre Mbacka, le président des Souverainistes a dit qu’il les a rejetés. «Je les ai tout simplement contestés, en saisissant le juge constitutionnel, de qui nous attendons une décision juste», a-t-il avisé.

Pascal AZAD DOKO

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A propos de l'auteur

Editorial

metier dangereux

Un journaliste du Cameroun, pays voisin, a été assassiné dimanche dernier à Yaoundé. Martinez Zogo, 51 ans, de la radio privée Amplitude FM de la capitale camerounaise, a été retrouvé presqu’en putréfaction. Comme pour ajouter à la sauvagerie, il a été brutalement torturé et mutilé comme pour souligner un acharnement à l’anéantissement, une volonté d’en finir avec la vérité que proclamait tout son engagement dans la lutte contre la corruption et dont son émission phare, ”Embouteillage”, s’était fait une renommée.

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