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Souvenir : L’Appel historique du 18 juin 1940 commémoré dans la capitale

Souvenir : L’Appel historique du 18 juin 1940 commémoré dans  la capitale

Comme cela est devenue une tradition, une cérémonie a été organisée, samedi 18 juin 2022, pour commémorer cet événement historique qui a totalisé 82 ans cette année. C’était au Square De Gaulle, situé à Bacongo dans le deuxième arrondissement de Brazzaville, non loin du lycée Savorgnan De Brazza. Des autorités présentes, il y a eu, le Chef d’Etat-major général des Forces armées congolaises (FAC), le général de division Guy-Blanchard Okoï, François Barateau, ambassadeur de France au Congo, Dieudonné Bantsimba, le maire de la ville, mais également d’autres personnalités du monde politique, diplomatique, administrative et militaire.
Le discours prononcé par le général Charles De Gaulle, le 18 juin 1940 sur les antennes de la BBC à Londres, s’adressait aux français et au monde. Il avait pour dynamique de refuser la défaite et de poursuivre le combat. C’est le capitaine Gilles Aubry, conseiller du chef d’Etat-major de la Marine nationale, qui a eu le privilège de le lire: «Cette guerre n’est pas limitée au territoire de notre malheureux pays. Cette guerre n’est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd’hui par la force mécanique, nous pouvons vaincre dans l’avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là».
Moi général De Gaulle, poursuit le message, «actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui voudraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialisés des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi. Quoi qu’il arrive, la Flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas…».
Lisant le message du ministre des Armées de France, le capitaine Alexandre Otto, chef du DACSD a souligné notamment: «Dans la capitale britannique, où, avec, lui la République trouva d’abord refuge, ce sont des milliers de femmes et d’hommes qui bientôt convergèrent par tous moyens, le rejoignirent volontairement et ravivèrent à ses côtés la flamme naissante de la Résistance française. Ce ne fur d’abord qu’une lueur, que les ondes de la radio anglaise de la BBC firent bientôt embraser tout ce que la France comptait de combattants. Des français d’Angleterre à ceux des outremers et d’Afrique, des maquisards du Vercors aux résistants des faubourgs, c’est une armée des Ombres qui se leva dans les ‘’cris sourds d’un pays qu’on enchaine’’, et au rythme régulier d’une voix: celle du général De Gaulle».
Le dépôt des gerbes de fleurs au pied du monument du général Charles De Gaulle, par le général de division Guy-Blanchard Okoi, l’ambassadeur François Barateau, le maire Dieudonné Bantsimba, etc., a été l’autre temps fort de la cérémonie. Sans oublier l’observation d’une minute de silence et l’exécution par la Musique principale des Forces armées congolaises des hymnes nationaux de la France et du Congo.

Alain-Patrick MASSAMBA

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A propos de l'auteur

Editorial

metier dangereux

Un journaliste du Cameroun, pays voisin, a été assassiné dimanche dernier à Yaoundé. Martinez Zogo, 51 ans, de la radio privée Amplitude FM de la capitale camerounaise, a été retrouvé presqu’en putréfaction. Comme pour ajouter à la sauvagerie, il a été brutalement torturé et mutilé comme pour souligner un acharnement à l’anéantissement, une volonté d’en finir avec la vérité que proclamait tout son engagement dans la lutte contre la corruption et dont son émission phare, ”Embouteillage”, s’était fait une renommée.

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