La Rencontre pour la paix et les droits de l’homme (RPDH) et l’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH) ont tenu, lundi 30 mars 2026 à Brazzaville, une réunion qui a permis d’identifier les axes prioritaires du plaidoyer de la société civile pour l’année 2026 face aux enjeux et défis de la gouvernance forestière.
Cette réunion a été organisée avec l’appui du programme « Forêt, gouvernance, marchés et climat (FGMC) » dans sa deuxième phase du Gouvernement britannique, avec l’appui technique de l’Ong internationale Fern. Les travaux ont été conduits par Christian Mounzéo, président de la RPDH, en présence de Nina Cynthia Kiyindou Yombo, directrice exécutive de l’OCDH.
Les participants ont suivi un exposé sur le contexte et les enjeux de la gouvernance forestière et climatique, appuyé par des thèmes axés sur la réflexion portant sur les avancées du Groupe de travail multi-acteurs (GTMA) et la prise en compte des recommandations de la société civile ; la présentation du rapport ITIE 2023 (Transparence des revenus forestiers et impact) ; et les priorités stratégiques du Groupe des experts sur la synergie des organisations et plateformes de la société civile (GESOP). Après les échanges, les participants se sont engagés à mettre en œuvre une gouvernance forestière et climatique basée sur l’inclusion, la redevabilité, la reddition et la transparence. Le Congo est partie prenante de plusieurs processus de gestion durable de ses ressources naturelles comme l’Accord de partenariat volontaire-FLEGT, signé avec l’Union européenne, la ratification de l’accord de Paris (France) de la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCCC) ; la Contribution déterminée au niveau national (CDN) et l’Initiative pour la forêt d’Afrique centrale (CAFI). Pour les organisateurs, le suivi de la mise en œuvre de ces initiatives reste crucial pour garantir que les réformes nationales soient alignées sur ces engagements et contribuent efficacement à la lutte contre l’exploitation forestière illégale, la lutte contre la déforestation, la lutte contre les changements climatiques et au développement durable. Ils ont soutenu que « malgré l’extension de l’initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) au secteur, l’impact de la transparence des revenus du secteur forestier sur l’économie nationale est encore limité, d’autant plus que le secteur forestier ne contribue qu’à hauteur de 5 % au PIB et par ailleurs, le faible impact de cette transparence est aussi à noter sur l’environnement et les aspects sociaux en lien avec les droits des communautés locales et populations autochtones (CLPA ) ».
A noter que le Congo possède un couvert forestier d’environ 23,5 millions d’hectares, ce qui représente 69 % de la sa superficie totale.

Philippe BANZ

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1 COMMENTAIRE

  1. Merci pour ce contenu de qualité. L’analyse proposée met en lumière des problématiques importantes et souligne la nécessité de solutions adaptées.

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