Accélérer la lutte contre la corruption et le trafic d’influence en lien avec l’exploitation forestière, tel est l’objectif de la redynamisation et de la mise en place de nouveaux comités locaux du centre d’assistance juridique et d’action citoyenne (CAJAC), du 22 au 26 mars 2026, par la Rencontre pour la paix et les droits de l’homme (RPDH), dans quatre villages du département de la Lékoumou.
Les localités de Ingolo 1 et Kengué dans le district de Zanaga, et Ngonaka et Omoye, dans le district de Komono ont été les quatre villages concernés dans le cadre du projet « Construire des coalitions entre les pays producteurs et consommateurs, afin de renforcer la gouvernance forestière, par le biais de la sensibilisation, du suivi, de la réforme juridique et d’un engagement stratégique avec les cadres commerciaux et réglementaires européens », piloté par la RPDH en partenariat avec l’Ong internationale Fern. Ce projet est dans sa deuxième phase d’exécution du programme « Forêts, gouvernance, marchés et climat (FGMC) », avec le soutien financier du ministère britannique des affaires étrangères (FCDO). L’objectif principal a été visé impulser les parties prenantes (communautés, administration, collectivités locales, médias communautaires, etc.) des villages Kengué et Omoye dans la gouvernance forestière. L’équipe de la RPDH, conduite par Sévérin Kimpoutou, responsable de l’exécution du programme FGMC de la phase 2, a organisé des sessions de sensibilisation dans les différents villages afin de vulgariser les textes juridiques et réglementaires, dont le code forestier et les outils internationaux, parmi lesquels l’APV/FLEGT et CAFI. Les communautés locales et les populations autochtones ont accueilli avec satisfaction les séances de sensibilisation pour lutter contre la corruption et le trafic d’influence qui demeurent une menace non moins négligeable pour le Congo. Le pays est gangrené par le phénomène en raison de sa 153e place dans le classement 2025 de l’indice de perception de la corruption de Transparency International. La RPDH, en tant que partenaire opérationnel de Transparency international, dispose d’un outil de lutte contre la corruption et le trafic d’influence dénommé CAJAC. Dans les localités d’Ingolo 1 et de Ngonaka où existe le CAJAC depuis la première phase d’exécution du projet (2021-2025), l’équipe de la RPDH a procédé à une redynamisation en insufflant de nouvelles approches, notamment la mise à leur disposition d’une fiche de signalement des illégalités. Les autres villages, Kengué et Omoye sont désormais dotés des comités locaux CAJAC. Le but du CAJAC est de fournir un soutien juridique et judiciaire aux victimes de la corruption et du trafic d’influence. Ces antennes veilleront également à la documentation des pratiques illégales comme l’abandon de bois et le défaut de marquage des billes.
John Ndinga Ngoma







