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Le quatuor final des protagonistes de la Coupe du monde 2026 a fait vivre à la planète-foot quatre rencontres aussi spectaculaires qu’inattendues. Angleterre, Argentine, Espagne et France ont entretenu, chacune, l’espoir d’accrocher une nouvelle étoile au torse. Et toutes ont eu des arguments à faire valoir. La Roja, en touchant un pan du ciel, a décroché le Graal. Seize ans après son premier sacre en Afrique du Sud.

Des illusions à la désillusion

Les trois autres sont passés à la trappe… Les Français auparavant éblouissants et indiscutables favoris, ont pourtant eu le tournis devant Rodri, Pedri, Cubarsi, Yamal et consorts. Méconnaissables, inexistants sur toute la ligne, ils se sont faits bouger tels des pantins, encaissant un premier but sur penalty provoqué par Lamine Yamal et bien exécuté par Oryazatral (1-0). Le deuxième but inscrit par Pedro Porro viendra éteindre toute velléité française (2-0). La suprématie espagnole se raffermit en ce mémorable et douloureux 14 juillet 2026.
La seconde déconvenue de ces demi-finales a été vécue par les Anglais, qui ont tiré et marqué les premiers, persuadés d’assouvir enfin leur vengeance. Ce but de Gordon est chaudement applaudi (1-0). Hélas, les ‘‘Three Lions’’ n’ont pu rugir plus longtemps. Ils se sont recroquevillés dans leurs tranchées devant les vagues récurrentes albicélestes. Le génie argentin, Messi, a alors sorti sa baguette magique, offrant deux passes décisives, la première remise à Hernandez (1-1), la deuxième à Lautaro Martinez pour le but de la victoire (1-2). L’Albicéleste est miraculée une énième fois. Des illusions pour entrer encore plus dans la légende.

C’aurait été la promenade de santé des Anglais

La finale des vaincus a opposé samedi 18 juillet 2026 Français et Anglais. Pour la dernière de Didier Deschamps, la bande à Mbappé souhaitait lui offrir une haie d’honneur. Les sujets de sa Majesté s’y sont engouffrés, dès la première mi-temps, pour ouvrir la promenade des Anglais. Quatre buts en moins de trente minutes. Irrésistibles, Rice, Saka, Rashford se sont pavanés dans la défense passoire bleu-blanc-rouge. La donne a changé en seconde période. Dans un sursaut d’orgueil les Français ont entamé une remontada. Mbappé en profitait pour marquer un doublé, imité par Dembelé et Barcola, par instinct de survie! Mbappé s’adjugeait ainsi la place de meilleur buteur du tournoi avec dix (10) buts. Mais les Anglais ne baissaient pas la garde et enfonçaient le clou avec le troisième but de Saka et la merveille de Bellingham : 4-6 en faveur des ‘‘Three Lions’’.

La passation des pouvoirs: Espagne 1-Argentine 0

Le clou de la compétition a opposé Espagnols et Argentins, les vainqueurs de l’Euro aux vainqueurs de la Cop America. La Finalissima annulée en raison de la guerre du Moyen-Orient s’est reportée à New-York ce dimanche 19 juillet 2026. La passation des pouvoirs s’est effectuée dans un match longtemps indécis. Les Argentins faisant de la résistance en défense, ont cédé le contrôle du match à Rodri et ses jeunes camarades. Messi, privé de ballons, n’a pu empêcher la domination espagnole traduite par une possession royale, un harcèlement et un martellement inlassables devant un gardien de but au dos rond qui aura retardé longuement la sentence jusqu’aux prolongations. Ferran Torres tenait, lui, le couperet. Et sur une remise astucieuse de la tête de Nico Willimas, Torres reprenait de demi-volée une balle à mi-hauteur (1-0). La clameur a traversé l’Atlantique et les continents. La messe était dite, 1-0. Un triomphe royal avec d’abord des trophées individuels : Rodri, meilleur joueur du tournoi ; Unaï Simon, meilleur gardien de but, et Cubarsi, meilleur jeune. La nuit a été ‘’ensoleillée’’ dans la Péninsule ibérique pour fêter et attendre les nouveaux héros entrés dans l’histoire.

René MAZELOT

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