Le 31 juillet 2026, les femmes africaines ont célébré le 64eme anniversaire de leur journée. Au Congo, bien que célébrée en différé le samedi 1er août 2026, cette date a été marquée par la remise d’un don de produits alimentaires à un échantillon des femmes vendeuses aux marchés relevant de la confession religieuse Armée du Salut. Ces denrées alimentaires reçues par ces femmes sont destinées à la vente, pour leur permettre d’augmenter leur chiffre d’affaires, afin qu’elles soient plus autonomes.
L’autonomisation des femmes a été le thème-pilier de cet anniversaire. C’est dans ce cadre que le geste de ce don a eu lieu au poste de l’Armée du Salut de Poto-Poto, à Brazzaville, par la vénérable Mme Moundélé Ngollo, née Mbokotoumona Loubienga, sénatrice de Kinkala. Le don a été composé de plusieurs denrées alimentaires (sacs du riz, de sucre, d’oignon, des cartons de tomate, d’haricot, des bidons d’huile et d’un sac de farine de manioc ou foufou). A ce titre, Mme Moundélé Ngollo, née Mbokotoumona Loubienga, a dit: «Nous avons pensé donner ce que les femmes ont l’habitude de vendre pour rehausser leur chiffre d’affaires». Selon elle, «la femme africaine a beaucoup évolué. On trouve maintenant comme moi des femmes sénatrices, ministres, députées, des femmes cheffes d’entreprise, pasteures, des femmes dans tous les milieux. Celles qui entreprennent comme cet échantillon de femmes, ce sont des femmes de valeur qui nourrissent leurs familles». Dans son message, la sénatrice a souligné : «Cette journée n’est pas une simple journée. C’est une journée d’hommage à la femme africaine battante, courageuse, opiniâtre et digne. C’est la femme qui se lève tôt, qui affronte le marché pour nourrir sa famille. C’est elle qui fait tourner l’économie de nos quartiers, de nos villages et de nos villes. Vous transformez, vous commercialisez, vous créez des emplois. Mais très souvent, vous le faites avec très peu de moyens. En ma qualité de sénatrice et reine du poste de Poto-Poto, j’ai le devoir de vous accompagner, pour vous rendre autonomes, parce que quand une femme est autonome, toute la communauté se développe».
Philippe BANZ







