Le projet de référence obstétricale dans les maternités de Brazzaville et de Pointe-Noire a été lancé le 15 mai 2026 au Centre de santé intégré (CSI) de Moukondo, dans le 4e arrondissement Moungali. C’était sous l’égide du ministre de la Santé et de la population, le Pr Jean-Rosaire Ibara, en présence du représentant-pays de l’OMS, le Dr Vincent Dosso Sodjinou et du directeur des risques et conformités à la société de téléphonie mobile MTN Congo Quesnel Dimeni, représentant le directeur général.

Le Dr Vincent Dosso Sodjinou

Le projet de référence obstétricale vise à réduire la mortalité maternelle en agissant sur deux facteurs: le suivi des grossesses à risque et la réduction du délai de prise en charge à travers la référence.
Il intègre les axes énoncés le 5 mai par le ministre de la Santé et contribuera à concrétiser la vision du Président de la République. Il repose sur quatre piliers essentiels: mise en réseau des maternités pour améliorer la communication et la coordination; préparation des structures hospitalières à l’accueil de la patiente référée avec une réduction des délais de prise en charge, réduction des délais de référence grâce à des outils numériques et logistiques et renforcement des capacités des professionnels de santé pour une prise en charge optimale.

Vue partielle du personnel soignant du CSI de Moukondo

Ce projet est rendu possible grâce à une collaboration multisectorielle incluant le ministère de la Santé à travers la direction générale de la population, la fondation MTN, partenaire technologique qui apporte la connectivité et les solutions numériques; la sécurité civile pour le transport des femmes présentant des complications obstétricales, les équipes médicales, les sages-femmes et les médecins qui assureront la mise en œuvre sur le terrain.
L’OMS par la voix du représentant-résident réaffirme qu’aucune mère ne devrait perdre la vie, en voulant donner la vie. «Aucune femme ne devrait craindre pour sa vie lors de son accouchement, en particulier dans ce millénaire des lumières où les connaissances et les outils pour gérer les complications courantes des grossesses existent», a affirmé le Dr Vincent D. Sodjinou, optimiste quant à la réduction de la mortalité maternelle et néonatale. Parce que le pari demeure pendant: «cette exigence est plus que d’actualité au Congo où, malgré la réduction drastique de la mortalité maternelle de 473 décès pour 100 000 naissances vivantes en 2020 à 260 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes en 2025. L’observatoire national des décès maternels, néonatals et infantiles rapporte six décès maternels chaque semaine. Face à cette situation, des investissements supplémentaires sont plus que nécessaires pour renforcer le système national de santé, améliorer l’accès aux soins adaptés et de qualité, et former le personnel de santé pour prévenir et traiter les complications liées à la grossesse et à l’accouchement», a plaidé le représentant de l’OMS au Congo.
Pour ce faire, l’OMS assurera le suivi-évaluation et travaillera à mobiliser d’autres partenaires, afin d’implanter ce modèle dans les autres villes du Congo.

Germaine
NGALA

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