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Les organisations de la société civile se dressent contre les velléités de l’Etat visant à entraver l’accomplissement de leurs missions. Une note de position publiée par un consortium d’organisations de la société civile (OSC) dénonce des pratiques et des décisions jugées liberticides, en violation des textes nationaux et internationaux. C’était au cours d’une conférence de presse donnée samedi 6 juin 2026, à Pointe-Noire, au siège de la Rencontre pour la paix et les droits de l’homme (RPDH). Celle-ci était animée par le consortium de onze OSC (ONG, syndicat, associations, fondations), dont la RPDH, signataires du document.

La direction générale des peuples autochtones, relevant du ministère de la Justice, des droits humains et de la promotion des peuples autochtones a imposé le 18 mai 2026, sur instruction du Garde des Sceaux, ministre de la Justice, que toute activité menée par des Ong ou des partenaires à l’égard des peuples autochtones soit soumise à un avis ou à une autorisation préalable écrite du ministre. Pour Justin Assomoyi, directeur général des peuples autochtones, cette mesure découle du fait que «certaines activités sont menées sans tenir compte de la politique du Gouvernement en la matière». La société civile a apprécié que cette explication s’avère toutefois peu convaincante pour apaiser l’indignation et le courroux des acteurs sur le terrain.
Pour les OSC congolaises, cette mesure constitue une violation directe des textes en vigueur au Congo, notamment des articles 25 et 27 de la Constitution de 2015. La conférence de presse a permis aux professionnels de l’information et de la communication de Pointe-Noire d’approfondir le contenu de la note de position de sept pages, portant le titre «Environnement favorable à l’action citoyen: liberté d’action de la société civile réduite en République du Congo». Franck Loufoua-Bessi, chargé des programmes à la RPDH et responsable du projet Système de l’Union européenne pour un environnement favorable à la société civile au Congo (EU-SEE). L’animateur de la conférence de presse, a expliqué: «En termes d’opérationnalisation et de fonctionnement, il faut que le cadre légal existant ne constitue pas un obstacle et ne pose pas d’embûches pour que la société civile puisse s’épanouir et mener ses activités tranquillement». Le rapport 2024-2025 sur l’environnement favorable à la société civile au Congo publié le 7 mars 2026, constitue un baromètre de l’espace civique en général et des conditions de travail de la société civile en particulier. Il s’appuie sur six principes cardinaux: le respect des libertés fondamentales, le cadre juridique, la disponibilité et la facilité d’accès aux financements (locaux et internationaux) sans contraintes administratives excessives, la liberté de réunion pacifique, le droit de coopérer et de communiquer, ainsi que la participation aux affaires publiques. Cependant, dans certains pays, le travail de la société civile s’effectue en stricte conformité avec ces principes. Malheureusement au Congo, l’environnement est loin d’être favorable. La note de position énumère une série de décisions ayant négativement impacté l’action des osc.
Face à ce constat, le consortium a formulé plusieurs recommandations majeures.

John Ndinga Ngoma

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