ls sont au départ quatre individus pris en flagrant délit de détention, circulation et commercialisation de quatre peaux, un crâne et quatre dents de panthère, le 18 mai 2026 à Ewo (Département de la Cuvette-Ouest). Suite à une dénonciation, trois autres ont été interpellés à Kellé, trois jours après. Ils ont été conduits à Ewo où ils ont rejoint leurs complices, les quatre premiers arrêtés.
L’interpellation de ces trafiquants présumés à Ewo comme à Kellé a été effectuée par des éléments de la Région de Gendarmerie de concert avec des agents de la Direction départementale de l’Economie forestière de la Cuvette-Ouest en poste à Ewo, appuyés techniquement par le PALF (Projet d’Appui à l’Application de la Loi sur la Faune Sauvage).

Il s’agirait d’un réseau de présumés trafiquants de produit faunique démantelé par les services suscités. Certains trafiquants, selon les sources proches du dossier, seraient acheteurs et revendeurs; d’autres, transporteurs et un intermediaire de ces trophées prohibés par la loi.
Les sept personnes interpellées sont poursuivies pour délits de présomption d’abattage, détention, circulation et commercialisation de quatre peaux, un crâne et quatre dents de panthère, trophées d’une espèce animale intégralement protégée par la loi. Ils ont tous été déférés au tribunal et placés à la maison d’arrêt d’Ewo, dans l’attente de leur procès. Ils risquent des peines allant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement ferme, avec une amende plafonnant à 5 millions de F.CFA, chacun, conformément à la loi.
Le commerce illégal de produits de faune conduit à l’extinction des espèces animales sauvages à travers le monde. Au Congo, la loi 37-2008 du 28 novembre 2008 en matière de protection des espèces fauniques stipule en son article 27 : «l’importation, l’exportation, la détention et le transit sur le territoire national des espèces animales intégralement protégées, ainsi que de leurs trophées sont strictement interdits; sauf dérogation spéciale de l’administration des Eaux et forêts, pour les besoins de la recherche scientifique».
V.M.







