Le président de l’Ordre national des experts-comptables du Congo (ONEC-C) Brice Voltaire Etou Obami a récemment lancé une vaste opération visant à combattre la production de faux états financiers et l’exercice illégal des métiers de la comptabilité en République du Congo.
Dans un communiqué publié le 20 mai 2026 à Brazzaville, l’ONEC-C affirme sa volonté d’assainir le secteur comptable national et de renforcer la fiabilité de l’information financière. L’institution rappelle que les états financiers doivent être établis conformément aux normes de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA), en garantissant leur régularité, leur sincérité ainsi qu’une image fidèle de la situation financière des entités concernées.

L’Ordre met particulièrement en garde les auteurs de faux bilans, les cabinets clandestins et les professionnels exerçant sans autorisation légale. Selon le communiqué, toute falsification de documents comptables, manipulation des comptes ou certification de complaisance constitue une infraction grave susceptible d’entraîner des poursuites judiciaires.
Brice Voltaire Etou Obami rappelle également que l’exercice des fonctions d’expert-comptable ou de commissaire aux comptes est strictement réservé aux professionnels régulièrement inscrits au tableau de l’Ordre. Les cabinets et personnes exerçant en dehors du cadre légal disposent d’un délai de huit jours pour régulariser leur situation. A défaut, ils s’exposent à des procédures disciplinaires et judiciaires devant les juridictions compétentes.
Au-delà de la répression des pratiques frauduleuses, cette initiative vise à promouvoir une culture de l’éthique et de la déontologie au sein de la profession. L’ONEC-C insiste notamment sur le respect des principes d’intégrité, d’objectivité, d’indépendance et de compétence professionnelle qui doivent guider l’action des experts-comptables et des commissaires aux comptes.
Pour assurer l’efficacité de cette opération, l’Ordre entend travailler en étroite collaboration avec plusieurs institutions publiques, parmi lesquelles le Tribunal de commerce, la Direction générale des impôts et des domaines ainsi que les différents services de contrôle économique et financier.
A travers cette offensive, l’ONEC-C entend renforcer la transparence financière, sécuriser l’environnement des affaires et contribuer à la lutte contre les pratiques qui portent atteinte à la crédibilité du système économique congolais.

Gaule D’AMBERT

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