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La forêt congolaise faisant partie du Bassin du Congo, l’un des poumons écologiques le plus important de la planète après l’Amazonie, a fait l’objet d’un débat sur sa préservation qui constitue un défi planétaire. L’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH), en partenariat avec la Rencontre pour la paix et les droits de l’homme (RPDH), a organisé, mardi 30 juin 2026 à l’hôtel de l’ACERAC, à Brazzaville, une réunion d’échanges visant à favoriser l’amélioration de la gouvernance forestière.

Pour assurer à la forêt congolaise une meilleure protection à travers une gestion durable, le Congo s’est engagé dans plusieurs processus de gouvernance forestière et climatique, parmi lesquels l’Accord de partenariat volontaire (APV-FLEGT), le partenariat forestier signé entre le Congo et l’Union européenne et la Coalition pour une reconnaissance élargie des bois tropicaux par les marchés internationaux (BMRC). Les organisations de la société civile opèrent un suivi régulier de ces processus forestiers et exercent des actions de plaidoyer en vue d’une amélioration de gouvernance forestière. La préservation forestière est un défi qui nécessite une mobilisation d’énergie et de ressources multiformes. C’est à ce titre qu’il existe plusieurs enjeux autour de la question forestière, dont la lutte contre l’exploitation illégale des ressources et la lutte contre les changements climatiques.
Les débats ont permis de faire comprendre aux participants que la forêt joue plusieurs fonctions essentielles et vitales pour la survie de l’humanité entière en général et des communautés locales et populations autochtones qui en dépendent, en particulier. Au Congo, la forêt constitue la deuxième ressource économique après le pétrole et contribue à hauteur de 5% du Produit Intérieur Brut (PIB). Le secteur forestier est pourvoyeur d’emplois, soit 40 %.
Mme Nina Cynthia Kiyindou Yombo, directrice exécutive de l’OCDH, a souligné: «Cette réunion a débattu les questions de gouvernance forestière. Elle a permis de présenter les défis et de proposer des solutions d’amélioration. Nous sommes sortis de cette rencontre avec des réflexions pertinentes qui vont nous permettre d’améliorer les processus clés en cours dans notre pays, notamment l’APV-FLEGT et le partenariat forestier».
Pour sa part, Mme Laurence Weté Soh, facilitatrice de la gouvernance forestière au Congo, «J’ai le plaisir de participer aux activités organisées par la société civile pour contribuer à l’amélioration des politiques publiques et des programmes en lien avec la gestion des forêts et l’amélioration de la gouvernance forestière».
La rencontre a porté sur des processus qui donnent une contribution importante pour la gestion durable des forêts, l’amélioration de la gouvernance forestière et ses impacts sur la qualité du climat, l’augmentation des revenus de l’Etat et partant, l’amélioration des conditions d’existence des communautés locales et des populations autochtones.
La société civile joue un rôle important dans la réalisation de ces différents enjeux.
Achille Tsiéta, participant représentant le secteur privé, a donné ses impressions: «Nous avons suivi cinq présentations qui ont attrait à la gouvernance forestière et des recommandations formulées allant vers l’actualisation de certains textes, notamment la grille de la légalité. Cela pose un problème au niveau de la vérification et de la légalité des entreprises forestières. Il y a aussi cette question de partage équitable des revenus issus du secteur forestier au niveau des acteurs, notamment les collectivités locales».
La réunion a connu la participation des administrations publiques représentées par Aubin Djondo-Kendé, directeur des mécanismes de consultation et de la coopération à la direction générale de la promotion des peuples autochtones, Alain Charles Bita, chef de service de gestion tourbière à la direction générale de l’économie forestière. Cette rencontre a été tenue dans le cadre de la mise en œuvre du programme Forest governance, markets and climate programme (FGMC), financé par le Foreign Commonwealth & development office (FCDO) du Gouvernement britannique.

Philippe BANZ

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