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L’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH) a échangé samedi 27 juin 2026, à Brazzaville, avec les journalistes sur la gouvernance forestière, afin de mieux analyser et communiquer sur la question. Les professionnels des médias ont été en même temps édifiés sur la publication de la note d’analyse des grilles de légalité des forêts naturelles et des plantations forestières qui fait état des insuffisances et faiblesses des grilles de légalité forestière et formuler des recommandations pour atteindre les objectifs de la gouvernance forestière.

L’analyse de la situation a mis en exergue le Congo qui fait partie intégrante du massif forestier du Bassin du Congo, avec une superficie forestière couvrant 65 % du territoire national. La protection des forêts congolaises fait partie des enjeux climatiques. C’est ainsi que le pays s’est engagé dans plusieurs processus de gouvernance des ressources naturelles, parmi lesquels l’APV-FLEGT, l’ITIE, l’Initiative pour les forêts d’Afrique centrale (CAFI), le partenariat forestier et la REDD+.
Mme Nina Cynthia Kiyindou Yombo, directrice exécutive de l’OCDH, qui a présidé les travaux, a mis un accent particulier sur le processus APV-FLEGT: «C’est un accord de partenariat volontaire conclut entre le Congo et l’Union européenne. Ce processus est un modèle imposant le respect des normes de l’exploitation forestière, en terme de participation à la gouvernance forestière, de renforcement des capacités des parties prenantes, du contrôle forestier, à travers la mise en place du système informatique de vérification de la légalité (SIVL), le mécanisme d’observation indépendante des forêts (OI), l’auditeur indépendant du système (AIS), le renforcement de la transparence et du cadre juridique. Tous ces mécanismes visent l’amélioration de la gouvernance forestière».

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Une vue des participants

Malgré la présence de ces processus pour veiller sur l’exploitation forestière, les défis ont été identifiés. Ils sont contenus dans la note d’analyse des grilles de légalité des forêts naturelles et des plantations forestières produite par l’OCDH avec d’autres acteurs de la société civile. Parmi les défis, il y a la non-application des nouveaux titres forestiers, notamment le permis d’exploitation domestique; le permis de coupe de bois de plantation et la convention de valorisation de bois; l’élargissement de l’assiette fiscale dont les nouvelles taxes forestières ne sont pas encore mises en exergue (la taxe de résidus et la taxe d’occupation); et le partage de production n’est pas encore effectif du fait que la loi mettant en exergue ce partage souffre d’une absence des textes d’application.
Dans la note de position, les organisations de la société civile ont formulé des recommandations, eu égard à tous les constats. Aux pouvoirs publics, parmi les recommandations: de procéder à l’évaluation de la mise en œuvre des grilles de légalité du bois des forêts naturelles et des plantations forestières, en vue d’identifier les faiblesses; à l’Union européenne: exiger du gouvernement, entre autres, l’évaluation et la révision des grilles de légalité du bois des forêts naturelles et des plantations forestières; et aux autres partenaires, notamment au secteur privé: d’exiger l’évaluation et la révision des grilles de légalité du bois des forêts naturelles et des plantations forestières.
A noter que cette activité a pu être réalisée grâce au financement de Foreign commonwealth & development office (FCDO), avec l’appui technique de FERN, dans le cadre du programme Forêt, gouvernance, marché et climat (FGMC) du gouvernement britannique.

Ph.B.

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