Les jubilés des 25 ans de l’institut des auxiliatrices de Marie Immaculée et des 30 ans de l’Association congolaise «Accompagner» (ACA) seront célébrés, le samedi 8 août 2026, au cours de la messe d’action de grâce, qui va coïncider avec l’émission des vœux des sœurs de cet institut.
Dans le cadre de la poursuite des activités programmées pour la célébration de ces doubles jubilés, mère Eliane Julienne Boukaka, a organisé, le dimanche 21 juin 2026, après la célébration eucharistique en la chapelle Notre-Dame Auxiliatrice de Massengo, une conférence-débat dite «Matinée de formation», à laquelle avaient pris part les fidèles chrétiens, ainsi que les amis de l’ACA, sur le thème: «Marchons ensemble au service des personnes malades: prévenir, accompagner et espérer». Elle a eu pour conférenciers la professeure Murielle Note et le père Cyr Ntari, curé de la paroisse Notre-Dame du Rosaire de Bacongo.
L’objectif de cette «Matinée de formation» était de contribuer de manière efficace à la prise en charge des personnes malades, afin d’atténuer l’impact socio-économique des couches vulnérables.
Dans son mot introductif, mère Eliane Julienne Boukaka, responsable de cet institut, a indiqué que cette activité rentrait dans le cadre des célébrations des doubles jubilés des auxiliatrices de Marie Immaculée et de l’Association congolaise Accompagner. «Le thème de cette journée dite «Matinée de formation», corrobore bien avec les activités que mènent l’ACA pour le bien-être des personnes malades. Ces jubilés nous offrent l’occasion non seulement de rendre grâce pour le chemin parcouru, mais aussi et surtout, de renouveler notre regard et notre engagement au service des personnes qui souffrent. Dans cet esprit, nous avons choisi de consacrer cette matinée à une réflexion sur l’accompagnement et la prise en charge des personnes malades, à travers un regard médical, un éclairage biblique et spirituel, ainsi que des témoignages dans un esprit de prévention, de service et d’espérance. Guidés par la parole du Christ qui déclare: «C’est à moi que vous l’avez fait» (Matthieu 25, 40) et «Donnez-leur vous-mêmes à manger» (Matthieu 14,16)».
La professeure Dame Rose a développé le sous-thème: «Dépister, accompagner et soigner: enjeux, attitudes, espérance et défis actuels face aux malades graves».
Dans sa communication, la conférencière a fait comprendre aux participants l’importance du dépistage et de la prise en charge des malades graves qui passe par la prévention et la sensibilisation.
La deuxième conférence a été celle animée par le père Cyr Ntadi, sur «Accompagner et prendre soin, à la manière du Christ. Fondements bibliques et spirituels de l’accompagnement des personnes malades et de la mission de l’Eglise aujourd’hui». Le conférencier a affirmé que les maladies graves et évolutives, ainsi que les maladies incurables nécessitent une attention particulière et soutenue de l’ensemble de la société. Les visites aux malades est une pastorale importante et doivent se faire de manière régulière. Malheureusement, les chrétiens catholiques aiment célébrer les funérailles que de compatir à la douleur des autres, alors que le Christ nous dit: «Donnez-leur vous-mêmes à manger». L’Eglise doit être attentive, regardante et présente envers les personnes malades à travers l’écoute, l’assistance physique et matérielle.
Jésus a prié pour la foule rassemblée et leur a donné du pain. Soyons solidaires. Jésus a eu la compassion de la foule et a dit: «Donnez-leur vous-mêmes à manger» ce qui en réalité, devrait être le slogan de tous et sur toutes les lèvres. L’écoute pastorale des malades, la proximité, l’encouragement, le respect, la dignité, l’intimité (secret du malade) devraient caractériser chaque chrétien. La dimension sacramentelle (sacrement de la réconciliation). Se réconcilier avec Dieu et avec le prochain est une nécessité. Jésus nous guérit spirituellement à travers l’eucharistie et l’onction des malades. Il y a des maladies liées au vieillissement, mais la persistance à certaines croyances, notamment la sorcellerie, le mauvais sort, font que les familles se déchirent, se disloquent, se séparent. Et pourtant, l’homme est appelé à être malade, ce qui est pourtant normal».
Le conférencier a parlé de nombreux défis à relever à savoir, la formation permanente des laïcs, afin de les encourager à visiter les malades; créer des équipes ou des centres d’écoute pour les malades au sein des paroisses à l’effet de développer l’esprit d’accompagnement psychologique; le renforcement de la collaboration entre le gouvernement et l’Eglise; la valorisation de la pastorale de la famille; la nécessité de faire des campagnes ou carnavals de santé pour sensibiliser les populations. La présence physique auprès d’une personne malade est toujours importante, car elle a besoin de réconfort. Evitons de minimiser les souffrances des autres», a affirmé le père Cyr Ntadi.
Des témoignages des sœurs Rosine et Christelle de l’institut sur leurs expériences, ainsi que l’apport de certains participants ont été au menu de cette journée.
Clôturant la journée, mère Eliane Julienne Boukaka a affirmé que cette «Matinée de formation» a permis aux amis de l’ACA de réfléchir, mais aussi de se laisser interpeler personnellement. La prise en charge des personnes malades est une mission qui appelle la compétence médicale, la proximité humaine et la lumière de l’évangile. Elle a insisté sur le caractère de prise en charge des personnes malades.
C’était une matinée riche en initiatives qui s’est achevée par l’adoration, le recueillement et la confession. Une pastorale des malades avec les malades.
Pascal
BIOZI KIMINOU







