Le dimanche 21 juin 2026, à l’unique messe de 8 heures, la paroisse Sainte Trinité de Kinsoundi-Barrage, première fondation de l’Ordre des pères de la Très Sainte Trinité et des Captifs au Congo et sur le continent africain, a vibré au rythme de deux évènements: l’anniversaire de naissance du père Jean Constant Nganga Silaho, prêtre trinitaire, curé doyen du doyenné Ndona Marie, curé de la paroisse Sainte Trinité et les Noces de Turquoise de l’abbé Aimé Thierry Ebakourila, prêtre du diocèse de Kinkala, vice-recteur et formateur au grand séminaire Emile Cardinal Biayenda.
Un anniversaire, quel qu’il soit, est toujours l’occasion d’un double regard: un regard rétrospectif, pour s’arrêter et relire le chemin parcouru, avec ses hauts et sûrement aussi ses bas, et un regard prospectif, pour scruter l’horizon et envisager l’avenir avec davantage de lucidité. Ce à quoi, mettant à profit cette heureuse circonstance, nos deux pasteurs se sont sûrement exercés, chacun à son compte.
Dans son homélie, le Père Jibet JuniorTathy Bembeth, prêtre trinitaire lui aussi et vicaire paroissial, a eu les mots justes pour les encourager à continuer le chemin de leur vie respective dans l’espérance et la foi; de cette foi qui transcende toute épreuve et les qualifie pour annoncer la Parole de Dieu, tout en dénonçant ce qui va à l’encontre, aux antipodes de l’évangile. De même, il les a exhortés à être des signes vivants de la présence de Dieu parmi les hommes et, de messagers qu’ils sont déjà, à devenir eux-mêmes et chaque jour davantage ce message à transmettre; Dieu ayant fait d’eux une lumière pour illuminer les autres.
Poursuivant son homélie, il a, en outre, enseigné que «Dieu ne choisit pas des hommes parfaits, mais rend parfaits les hommes qu’il choisit.» Usant toujours de ce langage allégorique qui le caractérise, le prédicateur a aussi conseillé qu’en dépit des doutes qui peuvent s’enraciner dans les cœurs, exacerbés parfois par ces espèces de «caméras de surveillance» qui épient, surveillent, calomnient et persécutent aussi bien verbalement que psychologiquement, «il ne faut jamais s’en laisser emprisonner, car l’homme n’a tout simplement que la virgule, c’est-à-dire ce qui passe, mais le point final de notre vie est en Jésus Christ seul.»
C’est une foule des grands jours qui a participé à cette messe, car à la communauté paroissiale sont venus se joindre leurs familles biologiques, amis et connaissances pour entourer de leur affection et de leur prière les deux serviteurs de Dieu, rayonnant d’une joie tout aussi légitime que contagieuse.
Appelé lui aussi aux ordres sacrés en cette même année 2008, le père Jean Constant célébrera ses 18 ans de sacerdoce le 20 décembre prochain, soit six mois après l’abbé Aimé Thierry.
On a aussi noté à cette célébration eucharistique la présence des abbés Aymard Maléla, économe diocésain; Christophe Maboungou, recteur sortant du grand séminaire de philosophie Mgr Georges-Firmin Singha; Prince Lemoine Mpassi, prêtre diocésain de Nkayi et formateur au grand séminaire de théologie Emile Cardinal Biayenda; ainsi que l’abbé Anders Ketiketi et du père Frédérick Malanda, respectivement curés des paroisses Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de Ngambio et de Saint Pierre Claver de Bacongo.
Au sortir de la messe, l’abbé Thierry, est allé se recueillir sur la tombe de celui qui a guidé ses premiers pas sur le chemin du sacerdoce; le père Ange Mampouya-ma-Lwanga, Osst, d’heureuse mémoire.
Antoine BOUBA-BOUBA BA MOUMVOUKA WA MASSENGO,
Vice-président du Conseil pastoral paroissial de Sainte Trinité de Kinsoundi-Barrage.







