La chrétienté de l’archidiocèse de Brazzaville a vécu la 4è édition de la procession mariale le samedi 8 août 2026, dans les dix doyennés, sur le thème: «Artisans de paix et d’unité, sous le manteau de Notre-Dame du Congo». Contrairement aux éditions précédentes qui suivaient un cortège unique, la marche a été décentralisée.

Cette année, la procession a connu une innovation. Elle s’est déroulée en format réduit et décentralisé, simultanée dans les dix doyennés. L’innovation, c’est aussi, jauger la capacité de mobilisation de la chrétienté par doyennés.
Cette 4è édition a débuté par un triduum du 5 au 7 août 2026, dans toutes les paroisses. Chaque jour, il y avait un sous-thème de méditation. Au premier jour: «Marie, mère de l’Eglise et modèle de réconciliation»; au deuxième jour: «Libérés de toute division pour marcher ensemble comme frères et sœurs»; au troisième jour: «Avec Notre-Dame de l’Assomption, engagés pour la justice et la paix».
Le samedi 8 août, c’était le témoignage public de foi et de communion fraternelle à l’échelle des dix doyennés. Dans l’ensemble, la procession mariale s’est déroulée sans anicroche, dans la prière et la paix voulue.

Une marche mariale renouvelée

En décentralisant la marche dans les dix doyennés, l’Eglise va au plus près du peuple de Dieu. Ce n’est plus seulement la chrétienté du centre-ville qui marche, mais l’ensemble des quartiers et des péripheries de Brazzaville. Le dimanche 9 août, 19è dimanche du temps ordinaire de l’année liturgique A, ces dix cortèges ont convergé vers la Place mariale de la Cathédrale Sacré-Cœur, pour la messe de clôture.
La chrétienté était mobilisée autour de son pasteur, Mgr Bienvenu Manamika Bafouakouahou, archevêque métropolitain de Brazzaville, pour donner de la voix et chanter en chœur avec la chorale diocésaine Mgr Barthelémy Batantu, les amis du grégorien et la Scholas populaire.
Au cours de cette célébration eucharistique, à laquelle ont pris part Arlette Soudan Nonault, ministre de l’Environnement, du bassin du Congo et du développement durable; les parlementaires; les diplomates de la France, du Venezuela, du Cameroun, ainsi que bien d’autres, notamment les délégations de Côte-d’Ivoire, du Burkina-Faso, de la R.D. Congo, de l’Angleterre et de la Suisse qui ont accompagné le père Menas, prêtre de l’Eglise Orthodoxe venu pour la circonstance, animer la campagne d’évangélisation sur la virginité de Marie qui s’est déroulée pendant une semaine, à la Place mariale de la Cathédrale Sacré-Cœur; l’on retiendra l’homélie de Mgr Bienvenu Manamika Bafouakouahou qui, sur la base des textes liturgiques du jour, s’est adressé à la chrétienté. «Au terme de ce marathon de triduum de prière, de campagne d’évangélisation sur la virginité de Marie, nous sommes rassemblés en ces lieux pour rendre grâce à Dieu avec ferveur et liesse populaire. Grâce à cette magnifique procession décentralisée dans les doyennés, avec Marie dans nos quartiers et dans «tout Brazzaville», chaque doyenné a sanctifié le sol congolais, et merci pour la ténacité mariale. Peuple de Dieu, ne pas céder à la peur, n’ayez pas peur, la paix et l’unité nationale sont des biens communs qu’il faut conserver. La voix de Dieu appelle au pardon et à la réconciliation. Aimer le Congo, la division et la haine ne s’expliquent pas. La paix invite au renoncement de soi, pour l’intérêt général de la nation. Avec Marie, marchons ensemble dans la paix et l’unité au Congo. Les autorités doivent travailler pour notre peuple et non pour elles-mêmes».
Avant de clore son homélie, Mgr l’archevêque n’a pas passé sous silence la célébration du 66è anniversaire de l’indépendance du Congo. Tout en demandant à chacun et à tous de prier pour la nation, pour le Congo et pour nos autorités.
Vers la fin de la messe, Mgr l’archevêque a remis le Congo entre les mains de la Vierge Marie, à travers l’Acte de renouvellement de la Consécration de la République du Congo à Notre-Dame de l’Assomption; le message solennel pour la paix et l’unité nationale et, enfin, trois colombes ont été lâchées comme symbole pour la paix.
Cette dernière partie a regroupé les prêtres présents et tous les officiels, devant la statue de la Vierge Marie, sous la conduite de Mgr Bienvenu Manamika Bafouakouahou.

Acte de renouvellement de la Consécration:

«O Marie, Notre-Dame de l’Assomption, mère de l’Eglise et reine de la paix, en ce jour où nous faisons mémoire de la consécration de notre pays, la République du Congo, à ton intercession maternelle, nous venons à toi, confiants et suppliants. Regarde tes enfants rassemblés dans la foi et l’espérance, accorde à notre nation la grâce d’une paix véritable et durable, déracine de nos cœurs le tribalisme, la haine, la division et l’injustice. Fais de nous des bâtisseurs d’unité et des témoins d’amour. Sous ton manteau virginal, nous déposons nos familles, nos jeunes, nos dirigeants, notre nation et toute notre Eglise. Soutiens notre marche et conduis-nous toujours vers ton fils, Jésus-Christ, le Prince de la paix».

15 août: Assomption de la Vierge Marie et appel à l’unité nationale

Le samedi 15 août 2026, l’Eglise catholique célèbre l’Assomption de la Vierge Marie. Cette solennité prend une résonance singulière et coïncide avec la célébration du 66è anniversaire de l’Indépendance du Congo. Elle s’accompagne du renouvellement de la consécration de la République du Congo à Notre-Dame de l’Assomption, ponctuée du message solennel pour la paix et l’unité nationale, et aussi, lâcher trois colombes, symbole de paix et d’unité nationale. Ce rapprochement entre Assomption et Indépendance n’est pas fortuit, mais relève d’un ancrage spirituel.
Ce 15 août, comme d’ordinaire, des messes pour la paix au Congo seront célébrées dans toutes les paroisses de l’archidiocèse de Brazzaville, en communion avec la fête nationale. «La paix n’est pas seulement l’absence de guerre, ni un simple silence de cimetière. Le 15 août n’est pas un simple jour férié, mais à en faire une véritable journée de prière et d’action de grâces, appelant chaque chrétien à devenir dans son travail, son quartier, sa famille, un instrument de paix», a indiqué Mgr Manamika.

Un 15 août ancré dans l’histoire du pays et une journée de prière pour la paix au Congo

L’abbé Fulbert Youlou, premier président de la République du Congo a choisi délibérément le jour de l’Assomption pour proclamer l’Indépendance du Congo-Brazzaville. Un choix qui n’avait rien d’une simple coïncidence de calendrier. Le président Youlou voulait poser un ancrage spirituel en associant l’Indépendance nationale à l’Assomption de la Vierge Marie, il exprimait une conviction fondamentale; aucune liberté politique ne peut durer si elle n’est pas enracinée dans la véritable liberté. En ce sens, l’Assomption devient une prophétie pour la nation congolaise. Le 15 août est aussi, un appel à servir le Congo avec intégrité, amour et vérité.

Pascal BIOZI KIMINOU & Séverin MOUSSAVOU

Abonnez-vous à notre bulletin d'information

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici