Premier producteur mondial du cacao, la Côte d’Ivoire continue de bâtir sa réputation autour de cette culture qui constitue l’un des piliers de son économie. C’est dans cet élan que s’est tenue du 1er au 3 septembre 2026, à Abidjan, la 10e édition des Journées nationales du cacao et du chocolat (JNCC). Brahima Koné, directeur général du Conseil du café-cacao, a fait un bilan des avancées majeures enregistrées par la filière ivoirienne tout en lançant un appel à la jeunesse.
Face au vieillissement des producteurs et des vergers, il a plaidé pour une nouvelle génération d’acteurs capables d’assurer la pérennité du leadership mondial de la Côte d’Ivoire. Avant de retracer le chemin parcouru depuis l’indépendance. Autrefois, le cacao était considéré en Amérique centrale dont il tire son origine, comme «la nourriture des dieux», a-t-il expliqué, spécifiant qu’«en terre ivoirienne, il a trouvé un environnement favorable à son développement».
Cette réalité selon Brahima Koné, a inspiré l’ouvrage intitulé: «Côte d’Ivoire, paradis du cacao», mettant en lumière la place unique qu’occupe le pays dans l’industrie mondiale du cacao. La réforme de la filière a permis d’améliorer significativement les conditions de vie des planteurs grâce au mécanisme garantissant un prix bord champ représentant au minimum 60% du prix international. Il a mentionné plusieurs avancées structurantes, notamment «la création du Conseil du café-cacao, le renforcement du système de commercialisation, l’instauration du Différend de revenu décent (DRD), ainsi que le déploiement prochain du système national de traçabilité des productions. Toutes ces réformes ont été conçues avec un objectif majeur: améliorer durablement le bien-être des producteurs.
Brahima Koné s’est appesanti sur les défis à venir, en espérant que «le vieillissement progressif des producteurs, mis en évidence par les opérations de recensement menées dans la filière appelle à une mobilisation urgente de la jeunesse». Il invite les jeunes hommes et femmes à s’engager dans les différents maillons de la chaîne de valeur, notamment la production, la transformation primaire et les métiers liés au chocolat. Pour accompagner cette dynamique, le Conseil du café-cacao met à disposition plusieurs dispositifs d’encadrement, de financement et de formation. Le Centre de formation aux métiers du cacao et du chocolat a aussi été présenté comme un outil stratégique destiné à développer les compétences de la nouvelle génération.
Brahima Koné a exhorté les producteurs, «sur la nécessité de maintenir les standards de qualité qui font la renommée du cacao ivoirien sur les marchés internationaux.
Alain-Patrick MASSAMBA







