Accompagné des membres de son ministère, Thierry Lézin Moungalla, ministre de la Communication et des médias, porte-parole du Gouvernement, a effectué le 13 octobre 2026 une descente sur le terrain, à l’Imprimerie nationale du Congo (INC). Cette structure se trouve à quelques encablures de l’Université Libre du Congo, dans les parages du marché Bernard Kolelas (ex-Total), à Brazzaville.

Cette visite presqu’inopinée, guidée par le binôme Guy-Roland Tsimba Diabakana, directeur général et Nestor Oyoukou, président du conseil d’administration, a eu pour objectif de toucher du doigt les avancées réalisées, quatorze mois après la nomination de son nouveau directeur général en août 2025. L’INC a changé de statut juridique en mai 2021.                Elle a cessé d’être une administration publique, pour devenir un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC), placé sous tutelle du ministère de la Communication. L’imprimerie nationale du Congo est passée du statut d’outil colonial à celui d’institution souveraine stratégique fondée le 9 juin 1990 sous le nom d’imprimerie du Moyen-Congo. À cette époque, elle est créée comme une extension de l’imprimerie nationale française. Son rôle principal est d’imprimer les actes administratifs, les journaux officiels et les documents requis pour la gestion du territoire colonial de l’Afrique Équatoriale Française (AEF).

Pour la postérité

Pendant de nombreuses années, elle est restée en berne, après avoir traversé des crises politiques, des pillages qui l’ont reduite à l’état de «coquille vide». L’initiative du ministre d’aller de service en service de cette entreprise publique, dans un contexte concurrentiel, n’a pas été pas anodine, en ce qu’elle va permettre de promouvoir la visibilité de ce lieu mythique rempli de l’histoire du pays. Du laboratoire (où s’effectuent les opérations d’insolation et de fabrication des plaques d’impression), aux salles abritant les machines, outre les différentes étapes de production, des documents officiels ont été imprimés sous les yeux du ministre.

Par la même occasion, il a évalué le fonctionnement de cette imprimerie après être dotée de quatre équipements modernes par le Gouvernement dans le cadre du plan de relance de cette entreprise publique, susceptible de retrouver sa capacité de production d’autrefois, et de faire front aux imprimeries privées. «Nous avons constaté avec beaucoup de bonheur que l’acquisition des matériels les plus perfectionnés, les plus modernes, permettent à l’imprimerie nationale du Congo de retrouver sa capacité d’antan”, a-t-il apprécié. Il sied de préciser que figure parmi ces matériels, une machine Offset GTO 52 pouvant produire minimum 5000 feuilles par heure.

Thierry Moungala a recommandé à tous les ministères de faire imprimer leurs documents à l’INC. Puisque d’ores et déjà, elle produit les documents administratifs sécurisés pour des éditeurs indépendants, des institutions, notamment pour le ministère de l’Intérieur et de la décentralisation (actes d’état civil). Ce qui est à la fois un signe de confiance pour l’INC et un gage de sérieux. «J’espère que dans les prochaines semaines au conseil des ministres, il y aura un projet de décret qui permettra que les administrations publiques y soient amenées de manière obligatoire, puisque la qualité de service est là», a-t-il indiqué.

Le ministre, en saluant la motivation et l’implication du personnel qui a changé par rapport à sa précédente visite, n’a pas manqué de souligner la gouvernance de l’actuel directeur, sans qui, ne devrait exister cette atmosphère: «Un management compétent produit ce que nous avons vu, c’est-à-dire la relance des activités de l’Imprimerie nationale du Congo», a dit le ministre de la Communication.

Durell TSOUMBOU (Stagiaire)

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