Ouverte le mardi 5 mai 2026 au Centre interdiocésain des œuvres (CIO) à Brazzaville sur le thème: «Eglise-Famille de Dieu au Congo: De la conversion des structures à la crédibilité du témoignage» et placée sous les auspices de Mgr Bienvenu Manamika Bafouakouahou, archevêque métropolitain de Brazzaville et président de cette institution ecclésiale; la session pastorale annuelle de la Conférence épiscopale du Congo (CEC), cuvée 2026, a vécu. Elle a accouché de deux grands documents pour l’avenir de l’Eglise qui est au Congo. Il s’agit de l’adoption des statuts révisés et harmonisés ainsi que du plan stratégique 2026-2035 de la Conférence épiscopale du Congo.
Ces assises se sont achevées le samedi 9 mai 2026 par la lecture du communiqué final, rendu public au cours de la messe solennelle pontificale célébrée en la Cathédrale Sacré-Cœur de Brazzaville par Mgr Relwendé Kisito Ouedraogo, nouveau nonce apostolique au Congo et au Gabon.
Pendant quatre jours, tous les évêques du Congo en fonction, excepté Mgr Abel Liluala, archevêque métropolitain de Pointe-Noire en mission pastorale à l’étranger, ainsi que deux émérites, ont planché sur l’avenir de l’Eglise avec l’aide de Catholic relief services (CRS) et l’apport des experts. NN.SS Urbain Ngassongo, évêque de Gamboma et vice-président de la CEC; Gélase Armel Kema, archevêque métropolitain d’Owando; Daniel Mizonzo, évêque de Nkayi; Daniel Franck Nzika, évêque d’Impfondo; Ildevert Mathurin Mouanga, évêque de Kinkala; Toussaint Ngoma Foumanet, évêque de Dolisie; Brice Armand Ibombo, évêque de Ouesso; François Halyday Mbouangui, évêque coadjuteur de Nkayi; Jean-Claude Makaya Loemba, évêque émérite de Pointe-Noire; Louis Portella Mbuyu, évêque émérite de Kinkala ont pris part aux travaux. Les participants se sont focalisés sur les statuts et le plan stratégique 2026-2035 qu’ils ont adoptés avec l’apport de CRS conduit par son représentant, Alemayehu Gebremuria. L’accent a été également mis sur la protection des mineurs avec l’activation opérationnelle de l’office national, du bureau d’accueil et d’écoute.
Le plan stratégique est un document de 103 pages dont le préambule stipule que ce document de stratégie de la Conférence épiscopale du Congo constitue un cadre global et intégré de référence pour la programmation de toutes les actions des diocèses du Congo sur la période 2026-2035. Il a été élaboré à la suite du diagnostic stratégique des différentes commissions de la Conférence épiscopale du Congo et dont le document y relatif a été présenté aux évêques lors de la retraite de Liambou, le 5 décembre 2025, au Foyer de charité. Cette réunion avait regroupé les évêques des neuf diocèses. La présentation avait permis, d’une part, de porter à la connaissance des évêques, les forces et les faibles qui caractérisent la CEC. A l’issue de cette rencontre, le secrétariat général de la Conférence épiscopale du Congo a entrepris d’autres travaux, avec l’appui du bureau diocésain de développement, qui ont servi de cadre pour la validation de la vision, des enjeux, des défis et l’élaboration du cadre stratégique. Un cadre stratégique a été élaboré pour la mise en œuvre de la stratégie sur la période 2026-2035. Pour valider le document stratégique, un atelier a été organisé le 22 janvier 2026 à Brazzaville avec les différentes commissions de la CEC. Ce plan stratégique constitue bien plus qu’un simple document de planification administrative; il est la boussole prophétique qui guidera l’Eglise catholique en République du Congo vers son cent-cinquantenaire d’évangélisation. A travers ce cadre, la CEC exprime sa ferme volonté de passer d’une gestion de subsistance à une gouvernance de transformation, capable de répondre aux défis complexes d’un monde en pleine mutation. En plaçant l’inculturation, la professionnalisation et la transformation numérique au cœur de son action, l’Eglise s’engage dans un processus de modernisation irréversible. Cette mutation vise un double objectif: renforcer la vitalité spirituelle des fidèles par une foi profondément enracinée dans les réalités congolaises et garantir une autonomie financière solide qui préserve la liberté de parole et d’action de l’institution.
Pascal BIOZI KIMINOU







