La coopérative agro-pastorale des ressortissants de l’Angola (CARA), au Congo, implantée à Nkayi, poursuit son ambition de renforcer la production agro-pastorale et d’améliorer les conditions de vie de ses membres. Outre la culture, elle développe des activités génératrices de revenus et favorise la formation afin de rendre ses adhérents plus compétitifs dans le secteur agricole.

Malgré quelques difficultés, notamment la perte de 12 hectares de cultures ravagées par des «délinquants forestiers», la coopérative affiche un bilan encourageant. Grâce à l’intervention du chef de quartier Mouana-Nto, un conflit avec les délinquants a pu être réglé à l’amiable le 27 décembre 2025. Toutefois, l’acquisition des terres reste un défi majeur, les propriétaires fonciers imposent des conditions de location souvent changeantes et coûteuses.
Bilan de production : 28 hectares de maïs, 2 hectares de gombo, 1 hectare de citrouille,
2 hectares de manioc, 1 hectare de pastèque.
Le coordinateur de la coopérative, José Evariste Sumbo, souligne les difficultés logistiques et financières auxquelles font face les producteurs. CARA appelle ainsi les pouvoirs publics à soutenir ses initiatives, notamment par un premier financement qui permettrait de stabiliser ses activités et d’alléger les contraintes des agriculteurs.
À travers ses efforts, la coopérative entend contribuer à la lutte contre la sous-production
alimentaire et promouvoir la consommation locale, qu’elle soit congolaise, angolaise ou africaine. Une démarche qui s’inscrit dans la volonté de valoriser les ressources de la région et de préserver l’héritage agricole des ancêtres.

Jean
MOUSSOUNGOU- KIOSSI

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