C’est un état satisfaisant que le président de la République a fait de la nation dans son message du 14 août 2026, veille de la célébration de la fête de l’indépendance. Il a évalué les efforts fournis par les institutions, exprimé sa ferme volonté de les poursuivre et promis d’accélérer les réformes. Un message volontairement optimiste. Mais une partie de la société civile ne le ménage pas. Sur une chaîne de télévision numérique par exemple, les internautes ont suivi la charge virulente d’un universitaire, concernant le surendettement du pays. Il a parlé d’une «gouvernance erratique et prédatrice du pouvoir actuel en quarante années». Selon lui, «ça peut condamner le pays pendant 200 ans ». Il a mis en garde contre la surexploitation des richesses du pays: «Nous sommes en train de détruire tout au même moment: bois, pétrole, mines, terres, etc. Ce sont des ressources épuisables. Le pays s’est endetté, et la plupart des dettes sont rééchelonnées. Est-ce qu’on pense aux 66 années à venir? Qui va payer cette dette-là, de quelle manière et avec quelles ressources?»
