Le Chemin de fer Congo océan (CFCO), squatté, est aujourd’hui sans défense. Il a vu une bonne partie de sa longueur voler en éclats. Le dépôt qui, jadis, servait de garage technique pour les locomotives et les wagons avant la reprise de leur trajet en sens inverse selon leur programmation respective, a été démoli sans ménagement jusqu’aux premières pierres du soubassement. Le tronçon qui desservait le dépôt et le port de Yoro, sur le fleuve Congo, a lui aussi été démoli sans pitié. Depuis, ce sont des centaines d’habitations qui s’élèvent dessus. Il en de même de toute la plaine où autrefois trônaient les installations dites de ‘‘Cent fils’’. Impossible de reconnaître là où passait la voie ferrée, non seulement l’incivisme, mais aussi et surtout la raison du plus fort dont parle Jean de La Fontaine, y règnent en ‘‘raison d’Etat’’. En tout cas, sur 2 kilomètres environ les rails ont disparu, comme si le passé dérangeait.
Impossible de reconnaître là où passait la voie ferrée
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