Les anciens séminaristes de Mbamou se sont réunis en Assemblée générale ordinaire du 1er au 2 août 2026, en présence de Mgr Ildevert Mathurin Mouanga, évêque de Kinkala. Ils ont ainsi retrouvé ce site qui représente une partie de leur vie, et passé en revue tant de souvenirs inoubliables. A cette occasion, ils ont pris l’engagement de sauvegarder ce monument, à travers leur association dénommée «Fondation pour la rénovation de Mbamou». L’un d’entre eux, René Mazelhot Houboukoulou a été abordé par un membre de la Commission diocésaine de communication. Entretien!
*Pouvez-vous vous présenter et nous parler du mobile de vos retrouvailles à Mbamou?
**Je suis René Mazelhot Houboukoulou, ancien séminariste de Mbamou. Nous faisons partie de la Fondation pour la rénovation ou la restauration de Mbamou. Cela fait un crève-cœur de nous retrouver sur notre site d’enfance dont l’état de délabrement a fait que tout le monde réagisse. On a pensé qu’on pouvait rénover quelque chose en ce qui concerne Mbamou, qui est un patrimoine qu’on ne peut regarder mourir. C’est dans ce sens qu’a été créée une Fondation pour la rénovation de Mbamou. Nous sommes venus, ici, pour tenir notre première Assemblée ordinaire.

*Les anciens séminaristes de Mbamou sont nombreux, mais nous n’avons vu que quelques-uns!
**Il est évident que nous ne soyons qu’un petit groupe à effectuer le déplacement de Mbamou. Motiver tout le monde au même moment n’est pas si évident. En plus, les anciens séminaristes de Mbamou sont un peu partout. Mais, notre objectif est d’atteindre le plus de monde possible pour cette œuvre commune.

*Comment pensez-vous atteindre tout le monde?
**Il est bien difficile d’atteindre tout le monde. Mais, nous allons multiplier les campagnes de sensibilisation, les contacts avec tout le monde pour rassurer ceux qui sont encore hésitants ou qui n’ont pas connaissance de l’existence de la Fondation. Car nous sommes tous appelés à participer à cette activité de restauration.

*C’est tout un rêve, tout un défi!
**Effectivement, il s’agit d’un défi, étant donné que c’est poignant de se retrouver ici, 50 ans, 55 ans voire 60 ans après, et trouver ce site qui fait partie de notre vie dans un tel état. D’ailleurs, il y en a de ceux qui versent des larmes en voyant ce qu’est devenu Mbamou. Et le défi consiste à pouvoir réaliser quelque chose pour faire revivre ce site.

*Le défi est bien grand, au regard de ce qu’il faut entreprendre pour que Mbamou retrouve l’essentiel de sa splendeur!
**Absolument! C’est pour cela que nous aimerions impliquer le plus de monde possible dans cette œuvre de restauration. L’évêque, qui a pris activement part aux travaux de cette assemblée, ne cesse de nous encourager et de nous accompagner dans cette œuvre.

*Il faut du courage et de l’audace pour espérer revoir Mbamou dans sa plus belle robe!
**C’est bien dit! Chacun est appelé à apporter sa pierre. De même, nous sommes heureux de voir autant de jeunes qui ont voulu marcher, justement, pour faire revivre Mbamou. On pourrait faire de Mbamou un lieu de pèlerinage!

Propos recueillis par
Fredh-Frédéric KOUKIMOUKA
Commission Diocésaine de Communication de Kinkala

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