En vue de contrer la propagation du choléra, le ministère de la Santé et de la population avec l’appui technique et financier du bureau-pays de l’OMS organise des sensibilisations de routine pour informer les populations sur les mesures à promouvoir pour stopper cette maladie. Dans cette optique s’est tenue une sensibilisation samedi 9 mai 2026 au marché Massa de l’arrondissement 6 Talangaï, sous l’égide du Dr Jean-Claude Moboussé conseiller à la santé du ministre de la Santé et de la population, assisté du Dr Kandako Youba, responsable des urgences de santé publique à l’OMS-Congo.

Cette sensibilisation communautaire sur la prévention et la lutte contre le choléra s’étendra également dans les établissements scolaires.
Celle-ci intègre le renforcement des actions de communication sur les risques et l’engagement communautaire face à la recrudescence des cas de choléra enregistrés dans certaines localités du pays, à l’instar des départements de Congo-Oubangui, la Likouala, la Sangha et des Plateaux. Outre la sensibilisation, les équipes conjointes ministère de la Santé, OMS, CRS, UNICEF et autres partenaires ont remis des kits de lavage de mains et des savons aux responsables du comité du marché de Talangaï. Elles ont également procédé à la distribution des dépliants et prospectus aux usagers de ce marché. Le comité de ce marché par la voix de son secrétaire général Louis Bodouin Mviri a remercié les donateurs et a promis de placer ces kits aux entrées du marché et des latrines de ce lieu de forte affluence. Il s’est engagé d’en faire bon usage pour servir à prévenir le choléra qui sévit sur le territoire national.
Cette sensibilisation a permis de rappeler aux vendeurs et vendeuses ainsi qu’aux clients les gestes essentiels de prévention, entres autres, couvrir les aliments, bien les laver et les mettre à l’abri des mouches; se laver les mains correctement à l’eau et au savon ou utiliser la solution hydroalcoolique, une fois après avoir été à la selle ou avant de faire n’importe quel geste par exemple alimenter un bébé, faire la cuisine, etc; faire bouillir correctement les aliments. «Lorsqu’on est en période d’épidémie, il est préférable d’éviter les crudités parce que la salade par exemple, vous n’allez pas la nettoyer à l’alcool. Les aliments une fois préparés, il faut bien les couvrir et le lendemain, s’il faut les consommer, il faut bien les bouillir. Avec ces mesures simples, on peut prévenir la propagation de cette maladie», a insisté le directeur de l’épidémiologie et de la lutte contre la maladie, le Dr Jean-Médard Kankou.
Présentant la situation épidémiologique, il a précisé que leur direction publie régulièrement des rapports de situation. «A ce jour, nous sommes à 1024 cas, dans les départements touchés. Ces cas sont cumulatifs depuis le début de l’épidémie en juillet 2025 jusqu’à ce jour. Malheureusement, on déplore 100 décès, et plus de 80% de ces décès interviennent au niveau de la communauté avant que les populations atteignent le centre de santé. Voilà pourquoi, il faut ces sensibilisations pour que lorsque surviennent les premiers signes d’alerte, par exemple la diarrhée, datant de deux ou trois jours, le mieux serait de se rendre dans la formation sanitaire la plus proche», a exhorté le Dr Jean-Médard Kankou affirmant qu’actuellement à l’île Mbamou et à Gamboma dans les Plateaux, la situation est relativement calme.
A rappeler que les modes de transmission sont entre autres, les mains sales, le contact avec une personne malade, la consommation d’aliments et de l’eau contaminés par des selles infectées et la consommation des aliments manipulés par une personne malade.
Les signes de la maladie sont des vomissements, la diarrhée et la fatigue générale. En cas d’apparition de cess signes, se rendre immédiatement au centre de santé ou au centre de santé intégré (CSI) le plus proche pour empêcher l’irréparable. La santé avant tout!

E.M.-O.

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