Entre promotion de la lecture et défense des auteurs, la capitale congolaise a célébré le 23 avril 2026 la Journée mondiale du livre et droit d’auteur, instaurée par l’UNESCO. Cette date symbolique rend hommage à la littérature et à deux grands écrivains disparus un 23 avril, tels que Cervantes et Shakespeare.
Plusieurs activités ont été organisées dans la ville, notamment la bibliothèque nationale, située en face du CHU, a ouvert ses portes pour une journée portes ouvertes, en partenariat avec le ministère de la Culture et des arts. Ainsi, étudiants et passionnés de la lecture ont pu découvrir des ouvrages d’auteurs congolais comme Brice Ferdinand Moutima, auteur du roman ‘’Le fruit du singe’’, qui a d’ailleurs animé une lecture publique à 10h. Une conférence débat s’est tenue à l’Institut français du Congo, dans la salle Savorgnan de Brazza, sur le thème: «Le droit d’auteur à l’ère du numérique».
A cette occasion, maître Didier Manzimba, avocat spécialiste en propriété intellectuelle; Mme Emma Mireille Opa Elion, directrice des éditions culturelles croisées, et l’écrivain Alain Mabankou, en vision conférence depuis Paris, ont souligné les défis liés au piratage des œuvres.

Malgré l’existence de la loi N°2482 du 7 juillet 1982, beaucoup d’auteurs peinent encore à vivre de leur plume. C’est pourquoi les intervenants ont appelé à un renforcement de la sensibilisation et des sanctions. Des maisons d’édition locales comme les éditions HEMAR à Bacongo et les éditions MOkANDART à Poto-Poto, ont exposé leurs nouveautés au mémorial Pierre Savorgnan De Brazza. De plus, des séances de dédicaces avec l’auteur Jeep Sibali et la poétesse Danielle Bénéka ont permis au public d’échanger directement avec les écrivains. La littérature congolaise gagne en visibilité auprès des jeunes. Le Professeur Jean-Claude Gakosso a déploré le faible taux de lecture au Congo lors de son intervention à la bibliothèque universitaire. Le livre reste un outil essentiel d’éducation et d’émancipation. Par conséquent, il a plaidé aux côtés de la directrice du livre, Mme Solange Bouanga, pour l’introduction de plus de bibliothèques dans les écoles et les quartiers. Cette journée a rappelé que le livre est un vecteur de paix, de dialogue et de développement. La sortante ministre de la Culture, Mme Lydie Pongault, a clôturé les activités à 17 h au Palais des congrès en invitant chaque citoyen à offrir un livre, car lire, c’est grandir. Brazzaville réaffirme son engagement pour la promotion du livre et le respect du droit d’auteur.
Noémie OSSALE ONDOUMA (Stagiaire)







