Le président Denis Sassou-Nguesso a inauguré le 17 juillet 2026, la ligne haute tension Oyo-Mossaka. Cette infrastructure stratégique constitue une étape importante pour le département du Congo-Oubangui et traduit les engagements du nouveau quinquennat en matière d’accès à l’énergie. La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs membres du Gouvernement, dont le Premier ministre Anatole Collinet Makosso, ainsi que des autorités locales, dont le préfet Habib Gildas Obambi-Oko, notamment.
Désormais, la ville de Mossaka, chef-lieu du département du Congo-Oubangui, est reliée au réseau électrique national. La mise en service officielle de la ligne haute tension 110 kV Oyo–Mossaka, ainsi que de son poste de transformation, marque une avancée majeure dans la politique d’extension du réseau électrique congolais.
Après une inspection des installations techniques, le Président de la République a actionné personnellement le dispositif de mise sous tension. Un geste symbolique qui a été salué par la population venue assister à ce moment décisif.
Le délégué général aux grands travaux, Oscar Otoka, a rappelé que l’état du réseau interconnecté du pays révèle encore une faible couverture énergétique en zone rurale. C’est dans ce cadre que le Gouvernement a élaboré, dès l’année 2012, un programme d’électrification des communautés rurales, conçu dans le cadre d’un partenariat stratégique soutenu et financé par la Banque import-export de l’Inde. Ce programme vise notamment la construction de lignes électriques, de postes de transformation et de réseaux de distribution destinés à plusieurs localités à travers le territoire national, pour un coût de 69 465 705 dollars (environ 39 milliards 829 millions 127 mille francs CFA).
À ce jour, avec l’appui de E2c (Énergie Électrique du Congo), dix lignes ont été mises en service: Loutété–Mfoati, Mfoati–Bokosongho, Mongo kamba–Hinda et Loango, Bouansa–Yamba, Moukoukoulou–Mayeye, Mayeye–Sibiti, Djambala–Lekana, Gamboma–Ongogni, et Ollombo–Abala. Les axes les plus récents réalisés dans ce programme incluent Boundji–Allembé et Oyo–Mossaka.
La connexion d’Allembé au boulevard énergétique s’appuie notamment sur 17 km de réseau 30 kV, dont le poste principal se situe à Boundji. Malgré un obstacle majeur lié à la traversée de l’Alima et à ses huit kilomètres de forêt galerie, le projet a permis d’intégrer efficacement Allembé au réseau. Une piste carrossable ouverte le long du tracé de la ligne, offre désormais au chef-lieu du district, auparavant très enclavé, un accès amélioré à la zone de l’Alima, à environ 20 minutes de route.
Pour sa part, la ligne de transport électrique 110 kV Oyo-Mossaka s’étend sur un linéaire de 99,99 km, avec une trajectoire globalement rectiligne dans sa première section jusqu’au village Boumioko, avant de permettre la connexion de Mossaka.

Pour le Gouvernement, cette inauguration n’est qu’une étape d’une stratégie plus large. Le ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique, Bruno Jean-Richard Itoua, a rappelé que l’ouvrage concrétise les engagements pris par le président durant la campagne électorale.
Cette réalisation s’inscrit dans la feuille de route du nouveau quinquennat (2026–2031), dont l’objectif est clair: construire plusieurs milliers de kilomètres de lignes pour interconnecter le territoire et rapprocher l’énergie des populations. Le projet s’appuie aussi sur le pacte énergétique national, adopté en conseil des ministres en septembre 2025, qui vise une hausse significative du taux d’accès à l’électricité à l’horizon 2030, tant en milieu urbain qu’en milieu rural.
Un habitant de Mossaka résume ainsi l’espoir suscité: «Nous sortons de l’obscurité; l’électricité va changer notre manière de vivre et de travailler. C’est une nouvelle étape pour notre ville».
Avant la mise sous tension, les chefs sages et notables détenteurs du pouvoir ancestral ont procédé à un rituel de bénédiction, plaçant l’infrastructure sous la protection des ancêtres.
Sur le plan socio-économique, l’arrivée du courant électrique suscite de grands espoirs: au-delà du confort domestique, c’est tout l’écosystème local qui devrait évoluer: éducation, structures de santé, commerce de proximité, et développement d’activités génératrices de revenus. Les perspectives sont nombreuses.
Ainsi, l’intégration de Mossaka au réseau électrique national fait de cette localité une vitrine d’un Congo en pleine mutation, engagé à généraliser l’accès à l’énergie afin de dynamiser son développement.
A rappeler que le 19 juillet, la localité d’Allembé avait accueilli la mise en service officielle du réseau électrique.
Une semaine auparavant, le 15 juillet, le Président a accompli le même geste en direction des localités de Boko, Louingui et Loumo, trois districts du Pool restés depuis l’indépendance sans accès à l’électricité.
Cet acte socio-économique a fait lever des notabilités traditionnelles et a retenu la ferveur populaire partout où il est passé. Dorénavant, des possibilités économiques peuvent être lancées touchant à l’industrialisation, et pas seulement, mais aussi dans la sphère des PME. Pourvu que ces installations requièrent l’entretien des autorités départementales concernées et des populations elles-mêmes.
Cyr Armel
YABBAT-NGO
et Gabriel
DIMONEKENE






