Le jubilé d’or de la fraternité Sainte Maria Goretti de la basilique Sainte-Anne du Congo, célébré samedi 18 juillet 2026, est à n’en point douter l’un des événements inoubliables qui marquent la vie de cette paroisse pour l’année pastorale 2025-2026. L’eucharistie présidée à cette occasion par Mgr Bienvenu Manamika Bafouakouahou, archevêque de Brazzaville, a réuni les membres des fraternités féminines et masculines parés de leur uniforme, aux côtés de ceux de la fraternité jubilaire. Près d’une dizaine d’évêques, dont ceux venus d’ailleurs, et un très grand nombre de prêtres y ont concélébré.
Créée en 1976, la fraternité Sainte Maria Goretti de la basilique Sainte-Anne du Congo a fait du chemin. Grâce à la fidélité du petit noyau de quatre membres faisant partie des pionnières à l’image du «petit reste d’Israël», le groupe a survécu face aux soubresauts et aux tempêtes, même lorsque la barque pouvait tanguer. De cette épopée, sont issues entre autres, deux religieuses, signe que le grain tombé en terre de Poto-Poto il y a 50 a donné du fruit, du bon fruit. Parmi ces mamans au modèle fort appréciable, nombreuses font aujourd’hui la fierté de l’Eglise et aussi de la société congolaise. Epouses au foyer pour certaines, mères d’enfants pour d’autres ou femmes combattantes pour d’autres encore, la réputation des mamans de cette fraternité a traversé le cadre du quartier Poto-Poto. L’une d’elles, l’actuelle présidente, Mme Gisèle Ngondo née Ekaka, avait à ses côtés son époux Albert Ngondo, qui a participé comme beaucoup d’autres à cette célébration eucharistique. En effet, l’engagement, voire la fidélité de ces dames s’explique aussi par l’encouragement de leurs époux qui les stimulent dans leur démarche de foi et notamment, à l’imitation des vertus de leur sainte patronne.

Troisième arrondissement de Brazzaville, lieu mythique et cosmopolitique, carrefour où cultures et civilisations se croisent, Poto-Poto qui héberge la basilique Sainte-Anne, est ce quartier qui a vu naître la capitale congolaise, au village Mfoa. Sanctuaire souvenir qui renferme l’histoire du Congo et de la France, la basilique Sainte-Anne du Congo dont la beauté authentique résiste au temps, a vibré ce samedi-là aux sons et rythme des mamans de la fraternité cinquantenaire, qui ont émerveillé le peuple de Dieu par leur talent et de belles mélodies. D’ailleurs, c’est dans cette paroisse qu’on trouve l’emblématique chorale Les piroguiers qui a formé des icônes.
Des évêques venus de loin, on a noté la présence de NNSS: Edmond Djitangar Goetbe, archevêque de Ndjamena (Tchad), Philippe Médard Guiougou, évêque de Basse-Terre et Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), Séverin Nziengui Mangandza, évêque du vicariat apostolique de Makokou au Gabon, Edouard Isango Nkoyo, évêque auxiliaire de Kinshasa en RD Congo.
Lors de ce jubilé, douze nouveaux membres se sont engagés officiellement dans la fraternité, à travers leur promesse, symbolisant ainsi les 12 fils de Jacob, les tribus d’Israël, les 12 disciples de Jésus. Ces 12 mamans ont accepté de se mettre à la suite de leur sainte patronne, martyre de la pureté, morte à l’âge de 12 ans.
Aristide Ghislain
NGOUMA







