L’année pastorale 2025-2026 dans l’archidiocèse de Pointe-Noire a été clôturée le jeudi 30 juillet 2026, par une session pastorale et une messe d’action de grâces célébrée par Mgr Abel Liluala, archevêque métropolitin de Pointe-Noire. La célébration eucharistique a eu pour cadre l’église Saint-Esprit de Mpaka, dans le 3e arrondissement Tié-Tié.

C’était une année pastorale marquée par plusieurs défis dont celui des ouvriers apostoliques qui n’ont pas bien géré le temps imparti dans l’admission des sacrements. C’est un défi auquel entend remédier l’archevêque de Pointe-Noire au cours de l’année pastorale 2026-2027.
Les prêtres œuvrant dans l’archidiocèse de Pointe-Noire étaient mobilisés autour du vicaire général, l’abbé Nance Farel Djembo Batchi qui a peint le tableau des activités menées dans les différents services d’Eglise, notamment la Commission Justice et Paix et la Caritas diocésaine. «Après avoir sillonné encore cette année les paroisses et communautés de notre archidiocèse accompagnant le père archevêque ou visitant les communautés pour des missions diverses, je peux vous affirmer, sans ambages, que nous devons être nos propres missionnaires. Tout le monde est important, personne n’est indispensable. Travaillons à annoncer Christ, lui le visage du Père céleste, qui nous accompagne dans l’Esprit Saint», a indiqué le vicaire général, en rappelant le thème annuel: «La synodalité, une marche dans l’Espérance». C’est ainsi que les ouvriers apostoliques que sont les ministres de Dieu et les laïcs, ont fait part du bilan de leurs structures. En énumérant les réussites, mais surtout, les défis auxquels ils se sont confrontés ces douze derniers mois. Et les difficultés ont surtout été d’ordre logistique, en raison de la modicité et/ou du manque de ressources financières.

Mgr Abel Liluala s’adressant aux ouvriers apostoliques

Des défis dont l’archevêque s’est dit conscient. En effet, si dans des zones urbaines, les serviteurs bénéficient quand même de ressources nécessaires, dans les milieux ruraux, l’Eglise est dans le dur. «Ils sont obligés de grignoter le peu qu’ils reçoivent pour eux-mêmes, pour acheter à manger. Et l’un d’entre eux a fait un accident. Il s’agit de l’abbé Edi Nombo. Heureusement qu’il ne s’est pas fracturé, il s’est blessé au niveau du genou», a déploré l’archevêque, dans les réponses aux doléances des ouvriers apostoliques.
Pourtant, s’il y a un défi qu’il faut par-dessus tout relever, c’est «nous», a notifié l’Archevêque. Allusion à l’ouvrier apostolique. «Qu’est-ce-que sa coûte? nous faisons? Nous passons tout le temps à faire les prières pour les malades, ou à chasser un diable qui ne part jamais. Et le premier à être envoûté, c’est moi-même qui prétends le chasser. Faire les statistiques, qu’est-ce que ça coûte? Et nous tous, nous le faisons. Au niveau des saisons, on le fait. Chaque année, Rome nous le demande. Chers amis, qu’est-ce que ça coûte? Qu’est-ce que ça coûte, mes chers amis? Aux inscriptions, voilà ce qu’il faut faire. Et si nous le faisons, eh bien, nous aurons la première source de financement, c’est nous-mêmes», a déclaré l’archevêque.
Autre phénomène constaté: «J’apprends qu’il y en a qui viennent de très loin, qui ont eu l’information, que dans telle paroisse, il y a une formation accélérée qu’on donne. Mais ils s’y sont rendus pour qu’ils puissent recevoir rapidement baptême et première communion. Ça ne va pas, j’ai suspendu.» Des pratiques qui se font au grand dam du peuple de Dieu: «Les chrétiens voient et ils le jugent. Le peuple n’est pas idiot. Il voit beaucoup de sacrements bâclés.», a martélé l’archevêque Pointe-Noire.
Face à une telle réalité, il est temps de faire bouger les lignes. «Veillons quand même à la célébration adéquate des sacrements selon les exigences de l’Eglise, chers parents. Je vous en prie», a prescrit Mgr Liluala.

John NDINGA NGOMA

Abonnez-vous à notre bulletin d'information

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici