Sensibiliser sur les informations publiées dans le rapport 2023 de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) Congo, c’est l’objet de l’atelier de dissémination organisé mercredi 5 août 2026, à Brazzaville. En collaboration avec le programme «Accélérer la gouvernance institutionnelle et les réformes pour un fonctionnement durable des services» (PAGIR), de la Banque mondiale, l’atelier visait à sensibiliser sur les principaux points du rapport de2023.

Cet atelier a été sous l’égide de Florent Michel Okoko, secrétaire permanent du comité national ITIE, en présence de Serge Marie Aimé Ndeko, conseiller aux ressources naturelles, du ministre des finances, du budget et du portefeuille public et Samuel Nsikabaka, commissaire à la commission nationale de transparence et de responsabilité dans la gestion des finances publiques (CNTR).
Après la production de chaque rapport par le secrétariat permanent et avant la validation de celui de 2023 prévue pour janvier 2027, par le secrétariat international, les différentes parties prenantes à l’initiative, doivent prendre connaissance des recommandations, des mécanismes de mise en place du rapport et des mécanismes de mise en œuvre des recommandations.
Les participants ont été édifiés essentiellement sur les thèmes: «Présentation à la norme ITIE 2023: enjeux et perspectives en République du Congo» et «Le processus de validation ITIE en République du Congo : état des lieux, mesures correctives et recommandations». Ils ont été développés par le secrétaire permanent. Cette étape a constitué une dynamique de dialogue pour mesurer l’impact de l’ITIE, surtout son évolution dans les différents aspects. Ce rapport a assorti un certain nombre d’éléments liés à la traçabilité des recettes de l’Etat. Le document suggère que le pays fournisse encore plus d’efforts pour installer la transparence et la bonne gouvernance dans la gestion des recettes issues des ressources naturelles. La norme ITIE 2023 marque une évolution importante de l’initiative. Elle répond aux défis de gouvernance auxquels sont confrontés les pays riches en ressources naturelles. Cette norme renforce notamment les exigences relatives à la divulgation systématique des informations, à la transparence des bénéficiaires effectifs, à la gouvernance des entreprises publiques, aux aspects environnementaux, à la transition énergétique, à l’égalité entre les femmes et les hommes, ainsi qu’à la qualité et à l’accessibilité des données.
A noter que le processus de validation va être mis en place. Mais, il y a un certain nombre de critères qui sont déjà à la validation qui exigent une implication forte du Gouvernement, des organisations de la société civile et une coopération aussi forte des entreprises privées. Le plan d’action du comité national de l’ITIE commence également à se mettre en place avec l’implication de cinq membres du Gouvernement.
Florent Michel Okoko a rassuré: «L’ITIE est aujourd’hui reconnue comme une référence mondiale en matière de transparence et de bonne gouvernance des ressources naturelles. Elle constitue un cadre de dialogue réunissant l’Etat, les entreprises et la société civile autour d’un objectif commun: faire en sorte que les richesses issues de nos ressources naturelles profitent durablement au développement économique et social de notre pays». Il a ajouté que la publication régulière des rapports ITIE ne constitue pas une simple obligation de conformité à une norme internationale. Elle traduit un engagement fort en faveur de la redevabilité, de bonne gouvernance et de la participation citoyenne. Il met en lumière les paiements effectués par les entreprises, les recettes perçues par l’Etat, les niveaux de production et d’exportation, les informations relatives aux licences, aux entreprises publiques, aux bénéficiaires, ainsi que d’autres données prévues par la norme ITIE.

Philippe BANZ

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