District d’Odziba (Département de Djoué-Lefini). Le 13 août 2026, ont été saisies six armes à feu: quatre calibres 12, un PMK et un pistolet, seize chargeurs et un sac contenant quatre cent soixante-neuf munitions au domicile d’un présumé chef de bande organisée de braconniers en cavale, au village Yono.
L’opération a été conjointement menée par les éléments de la police et les éco-gardes de la réserve naturelle de Lésio-Luna, avec l’appui technique du Projet d’appui à l’Application de la Loi sur la Faune sauvage (PALF).
Le présumé délinquant serait un militaire. Il avait été dénoncé par ses deux complices interpellés par les éco-gardes le 3 juin dernier, dans la réserve naturelle de Lésio-Luna. Ses complices avaient en leur possession une quantité importante de viandes boucanées d’hippopotame, une espèce animale intégralement protégée. Ils ont été jugés et condamnés, le 21 juillet 2026, par le Tribunal de Grande Instance de Brazzaville.
Les éléments des Forces de l’ordre sont arrivés dans le village Yono, pour capturer le présumé chef de réseau de braconniers, actif dans la réserve. Absent à son domicile et en cavale, l’individu est toujours recherché, afin d’être arrêté et traduit en justice.
Les armes et munitions saisies sont actuellement gardées au commissariat de police du District d’Odziba; elles sont des preuves matérielles de l’implication de cet individu en cavale dans les activités illégales au sein de la réserve. Une fois arrêté, il pourrait être poursuivi pour détention illégale d’armes et munitions de guerre, chasse et pénétration dans une aire protégée. Des faits qui l’exposeraient à une peine de prison ferme, avec amendes suivant la loi.
La saisie de ces armes et munitions, ainsi que l’interpellation des présumés braconniers sont le fruit des patrouilles de routine effectuées par les éco-gardes de la réserve naturelle de Lésio-Luna. Des patrouilles qui ont pour but la conservation de la biodiversité, car le braconnage et le trafic des produits issus de la faune sauvage conduisent à la disparition progressive de nombreuses espèces à travers le monde.
Déterminé à préserver son patrimoine faunique, le Congo affirme sa volonté de sanctionner, avec fermeté, toute violation des dispositions relatives à la protection des espèces animales, en particulier celles menacées d’extinction.
V.M.







