Face aux risques d’épidémies, le Congo renforce son dispositif de riposte. Les sénateurs ont adopté jeudi 13 août 2026, le projet de loi autorisant la ratification de l’accord de financement du Programme de sécurité sanitaire en Afrique de l’Ouest et du Centre – phase III, conclu entre la République du Congo et l’Association internationale de développement (IDA), filiale de la Banque mondiale.

Défendu par le ministre Ludovic Ngatsé, ce texte ouvre la voie à un financement concessionnel de 52,5 millions d’euros. L’accord avait été signé le 6 mars 2026, à Washington.
Prévu pour la période 2025-2030, le programme ambitionne de renforcer la capacité du Congo et des pays de la région à prévenir, détecter et contenir rapidement les épidémies et autres menaces sanitaires.
L’approche retenue repose notamment sur le concept «Une seule santé», qui considère que la santé humaine, la santé animale et la protection de l’environnement sont étroitement liées.
L’objectif est d’agir en amont pour limiter l’apparition et la propagation des maladies. Le programme prévoit plusieurs axes d’intervention, parmi lesquels la prévention des urgences sanitaires, l’amélioration de la surveillance et du diagnostic, la gestion des crises, la coordination des activités, ainsi qu’un mécanisme d’intervention d’urgence contingente.
Ludovic Ngatsé a assuré que le Gouvernement entend intensifier la surveillance sanitaire aux principaux points d’entrée du territoire. Le dispositif prévoit notamment le renforcement du contrôle épidémiologique, la sensibilisation des populations, la formation des agents de santé et la préparation d’équipes d’intervention rapide.
Le ministre a annoncé le soutien de partenaires techniques et financiers, avec notamment la réception de 25 tonnes de médicaments et de consommables médicaux destinés à consolider les capacités nationales de préparation et de réponse aux urgences sanitaires.
A signaler que ce financement est assorti d’une maturité de 25 ans, dont cinq années de grâce, avec un taux d’intérêt de 1,5%. Le remboursement s’effectuera sur 40 semestres.
Dans un environnement régional où la circulation des maladies infectieuses demeure un enjeu majeur : Brazzaville mise désormais sur une coopération renforcée avec ses voisins et ses partenaires internationaux pour mieux protéger les populations.

KAUD

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