Artiste-musicien, célèbre chanteur, auteur compositeur et interprète de plusieurs chansons dont certaines à succès, Lassa Carlyto (Charles Ndombassi Lassa, à l’Etat-civil) s’est éteint le 31 août 2026, à Cincinnati (Etats-Unis), à 65 ans des suites d’une crise cardiaque, alors qu’il participait à la campagne d’évangélisation ‘’Deux journées de gloire’’.
Issu de parents originaires d’Angola, Lassa Carlyto est né le 15 janvier 1961, au Bas-Congo (actuelle province du Kongo central). Il a fait ses débuts dans la musique en 1979 dans un certain nombre d’orchestres de jeunes. Quelques années plus tard, il intègre le groupe Bissengo de Gérard Madiata. Découvert par Céli Bitshou, il collabore avec lui, et enregistre un album dont le titre phare est ‘’Je m’en fous’’. Reconnu pour sa voix d’or. Il a marqué l’histoire de la rumba congolaise, avant de devenir pasteur. Il se fait connaître au grand jour dans les années 1980, au sein de l’orchestre Tout-Puissant OK Jazz de Franco Luambo Makiadi, en collaborant notamment avec Lutumba Simaro, dans sa superbe interprétation de la chanson ‘’Maya’’. Cette chanson le propulse au rang de star incontournable de la musique zaïroise (congolaise). Il est couronné révélation et meilleur chanteur de I’année. Il rencontre de succès avec Nedule ‘’Papa Noël’’, dans l’album ‘’Bon samaritain’’. D’autres collaborations vont suivre plus tard avec Jeannot Bombenga Wewando dans l’album ‘’Moseka’’, puis avec Freddy Mayaula Mayoni dans le titre phare ‘’Ousmane Bakayoko’’, ainsi que dans la chanson ‘’Ko tika te’’. Du côté de Brazzaville, en compagnie de Debaba, il collabore également avec Rapha Boundzeki ‘’Aphara’’ et Chairman Jacques Koyo dans l’album ‘’Marja bis’’.
Déçu de ne pas gagner grand-chose et de travailler pour les autres, en 1986 il intègre l’orchestre Choc Stars où il forme un trio terrible avec Debaba et Défao, enchaînant des succès. Dans cet ensemble, il compose des titres dont deux font tabac: ‘’Jardin abandonné’’ et ‘’Mauvais souvenirs’’. En 1989, il claque porte et décide de faire une carrière en solo.
Au début des années 2000, il s’installe en France et choisit de quitter la scène profane à la suite de sa conversion au christianisme. Il oriente sa carrière vers le gospel et des œuvres religieuses marquantes, telles que l’album ‘’La Reconnaissance’’ (2001) et le titre ‘’Makolo ya Masiya’’. Parallèlement à sa casquette d’artiste chrétien, il s’investit pleinement dans le ministère pastoral.
Alain-Patrick MASSAMBA







