Le Congo a failli écoper d’un forfait général au championnat d’Afrique des nations U20 de handball qui s’est déroulé du 5 au 12 septembre 2026 à Abidjan, en Côte d’Ivoire, avant d’être sauvé. Pour l’éviter, un vol spécial a finalement été affrété in-extremis par le gouvernement pour leur permettre de rejoindre le lieu de la compétition.
Le jour où débutait la compétition, l’incertitude régnait autour du voyage des Diables-Rouges U20. Les moins de 20 ans congolais étaient bloqués à Brazzaville. Face à un scandale montant sur les réseaux sociaux, le Gouvernement a dû intervenir enfin pour décanter les choses. Toutefois, arrivés très tard dans la nuit dans la métropole ivoirienne, un forfait (00-10) avait été déjà infligé aux Congolais, perdant ainsi leur première sortie face au Cameroun. Dans la foulée, les Diables-Rouges U18 ont été corrigés le jour suivant par l’Egypte (19-42), avant de perdre le derby du fleuve Congo contre la RDC (23-28), dans le dernier match de la phase de poules.
A cause du traitement réservé au handball et aux autres disciplines sportives, régulièrement reléguées au second plan derrière le football, nombre de dirigeants fédéraux et leurs athlètes se considèrent comme des sacrifiés du sport congolais. Ils critiquent l’Etat qui mobilise instantanément des centaines de millions de francs CFA pour le football, mais affiche «un désintérêt total» ou une «improvisation chronique», dès qu’il s’agit des autres sports.
Sur la toile aussi, plusieurs internautes se demandent comment l’Etat trouve toujours des moyens quand il s’agit du football, mais disparaît dès qu’il est question d’autres disciplines!
Les handballeurs juniors ont payé le prix de ce désintérêt. On n’est pas surpris qu’ils aient occupé la peu honorable treizième place sur seize pays. Participer à une compétition en arrivant en retard alors que l’événement était connu depuis deux ans est une tâche noire sur l’image du pays.
Si l’intervention de l’Etat a éteint l’incendie, le milieu sportif réclame désormais une refonte totale de la politique sportive pour que les athlètes cessent d’être des «martyrs» de la mauvaise gestion administrative.
Franck SOUAPIBOU
