Trois jours d’échanges, de formation et de partage d’expériences pour mieux comprendre les enjeux liés au paludisme. Réunis à Brazzaville du 9 au 11 septembre 2026, des journalistes et professionnels des médias de plusieurs pays d’Afrique ont été sensibilisés au paludisme. Ils ont de même été appelés à renforcer leur rôle dans l’information et la sensibilisation des populations. Cet atelier régional a été organisé en marge du lancement dans la capitale congolaise de l’AFRIMPA (Alliance francophone des médias et journalisme contre le paludisme en Afrique).
Les professionnels des médias sont venus notamment du Cameroun, de la République démocratique du Congo, de la Côte d’Ivoire, du Gabon, de la Sierra Leone et du pays hôte. L’atelier a été consacré aux enjeux actuels de la lutte contre le paludisme. Les échanges ont porté sur les nouveaux traitements et innovations, les résistances aux médicaments, le financement, les données, les populations vulnérables et l’engagement des communautés.
Selon les données présentées au cours des travaux, 282 millions de cas de paludisme et environ 600 000 décès ont été enregistrés dans le monde en 2024, l’Afrique concentrant près de 95 % des décès. Face à cette situation, les participants estiment que les médias ont un rôle important à jouer dans la sensibilisation, la prévention et le suivi des engagements pris dans la lutte contre la maladie. La création de l’AFRIMPA intervient dans ce contexte.
À l’ouverture des travaux, le ministre de la Santé et de la population, Jean Rosaire Ibara, a rappelé que la lutte contre le paludisme ne se mène pas uniquement dans les formations sanitaires et les laboratoires. Elle doit également se poursuivre dans les familles, les communautés et dans l’espace public. Il a ainsi souligné l’importance de la mobilisation de tous les acteurs.
Pour Olivia Ngou, directrice exécutive d’Impact Santé Afrique, le traitement médiatique du paludisme ne doit pas se limiter aux campagnes de sensibilisation, aux distributions de moustiquaires ou à la Journée mondiale du paludisme. Les journalistes doivent aussi s’intéresser aux financements, à la mise en œuvre des programmes, aux difficultés rencontrées sur le terrain et aux innovations susceptibles de sauver des vies.
Au terme de la formation, les participants ont reçu leurs certificats. Pour AFRIMPA, le lancement de cette alliance marque le début d’une dynamique appelée à renforcer la collaboration entre journalistes et à donner davantage de place à la lutte contre le paludisme dans les médias africains.
Darchevie
KETTE BONAZEBI

