Le 28 septembre 2026 s’ouvrira au Tribunal de Grande Instance d’Ewo, dans le Département de la Cuvette-Ouest, une audience sur une affaire inhérente à la délinquance faunique, dont les faits remontent au 18 mai 2026. Sept personnes seront devant les juges pour répondre des actes qui leur sont reprochés.
Quatre individus avaient été pris en flagrant délit de détention, circulation et commercialisation de quatre peaux, un crâne et quatre dents de panthère le 18 mai 2026, à Ewo. Suite à une dénonciation, trois autres complices avaient été rattrapés dans le district de Kellé, trois jours plus tard. Ces derniers avaient été conduits à Ewo où ils avaient rejoint leurs complices placés à la maison d’arrêt de cette localité. Dans l’attente de leur procès.
Pour rappel, les interpellations de ces individus à Ewo tout comme à Kellé avaient été effectuées par les éléments de la Région de Gendarmerie, en collaboration avec les agents de la Direction départementale de l’Economie forestière de la Cuvette-Ouest en poste à Ewo, appuyés techniquement par le Projet d’Appui à l’Application de la Loi sur la Faune Sauvage (PALF).
Il s’agirait d’un réseau de présumés trafiquants de produits de faune démantelé par les services ci-dessus cités, dans le Département de la Cuvette-Ouest. Certains de ces trafiquants présumés seraient des acheteurs et revendeurs de ces produits fauniques prohibés, d’autres, des transporteurs et un intermédiaire. L’audience du 28 septembre prochain sera consacrée aux plaidoiries et aux réquisitions du ministère public avant que le tribunal ne se prononce sur le sort de ces prévenus.
Les sept individus interpellés sont tous poursuivis pour délits d’abattage, détention, circulation et commercialisation de quatre peaux, un crâne et quatre dents de panthère, trophées d’une espèce animale intégralement protégée par la loi. Ils encourent des peines allant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement ferme avec une amende dont le plafond est de 5 millions de F.CFA chacun, conformément à la loi.
L’abattage d’espèces animales protégées constitue une menace majeure pour leur survie. Le commerce illégal de produits de faune conduit à l’extinction d’espèces animales sauvages à travers le monde. Au Congo, la loi 37-2008 du 28 novembre 2008 en matière de protection des espèces fauniques stipule en son article 27: «L’importation, l’exportation, la détention et le transit sur le territoire national des espèces animales intégralement protégées, ainsi que de leurs trophées sont strictement interdits; sauf dérogation spéciale de l’administration des eaux et forêts ; pour les besoins de la recherche scientifique».
V.M.







