L’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH) a organisé du 29 septembre au 2 octobre 2026 à Brazzaville un atelier stratégique de participation des plateformes de la société civile aux réformes dans le secteur forestier. Des cadres de concertation mis en place ne permettent pas la participation de toutes les parties prenantes à certaines réformes. Afin de corriger cette situation, un atelier de réflexion et de définition de la stratégie de participation structurée et coordonnée a été tenu pour impliquer toutes les parties prenantes aux processus de prise de décisions pour la gestion durable et la bonne gouvernance des ressources naturelles.
Pour continuer à gérer durablement ses ressources forestières et assurer leur contribution efficace à l’économie nationale, à la lutte contre le changement climatique, ainsi qu’à l’amélioration du bien-être de sa population, le Gouvernement a engagé plusieurs réformes visant, entre autres, les ressources naturelles (les forêts, le foncier, les mines, etc.), l’aménagement du territoire et le climat. Malheureusement, d’autres réformes sont conduites en l’absence de certains cadres de concertations impliquant notamment les organisations de la société civile, le secteur privé, les populations autochtones, les communautés locales et les femmes.
La réunion a été couplée au partage d’informations sur le soutien de la coopération britannique (Foreign and Commonwealth development office), à travers le programme gouvernance forestière, marchés et climat (FGMC) à la société civile. L’objectif visé a été de permettre le développement d’une stratégie concertée pour renforcer la participation des plateformes de la société civile aux réformes en cours du secteur forestier, du climat et des terres.
Cynthia Nina Kiyindou Yombo, directrice exécutive de l’OCDH, clôturant les travaux en présence de Mme Florence Wet Sow, facilitatrice de la gouvernance forestière, représentante du Programme gouvernance forestière, marchés et climat (FGMC), a rassuré : « La participation de la société civile congolaise aux réformes est porteuse d’impacts notables. En témoignent par exemple les dispositions de la loi n°38-20 du 8 juillet 2020 portant code forestier et ses textes d’application, en faveur des droits des communautés locales et des populations autochtones, ainsi qu’à la gestion transparente, responsable et durable des terres et des ressources forestières ».
Philippe BANZ







