Des factures certifiées et facilement traçables. C’est désormais possible au Congo grâce au Système de facturation électronique certifié (SFEC). Et tout acteur économique est tenu de s’y connecter avant la date du 31 octobre 2026 fixée par la direction générale des impôts et des douanes (DGID).

« Nous sommes venus sensibiliser les chefs d’entreprises de Pointe-Noire à l’idée de ne pas attendre l’échéance ultime du 31 octobre qui a été fixée pour l’application des sanctions de non-conformité à la réglementation du SFEC ». Ainsi parlait, Séraphin Ndion, directeur de vérification générale et de la recherche, chef du projet SFEC.

C’était à l’occasion du lancement de la campagne de sensibilisation sur le Système de facturation électronique certifié (SFEC)  qui s’est tenue du 20 au 22 octobre 2026 dans la salle des conférences de l’hôtel Élaïs de Pointe-Noire.

Une campagne à laquelle ont participé plus d’une  centaine de chefs d’entreprises et représentants d’administrations locales. Une sensibilisation prélude au deadline fixé par le gouvernement. « Quand on arrivera à cette date, les entreprises qui ne seront pas dans ce système de facturation électronique certifié vont simplement subir les sanctions prévues en la matière », a prévenu M. Ndion.

Une vue des participants à la rencontre

Créé par décret 2026-101 du 31 mars 2026, le SFEC s’inscrit dans le cadre de la modernisation et la digitalisation des services publics en général et de l’administration fiscale en particulier. De manière pratique, grâce au SFEC, l’administration fiscale et/ou l’usage pourra effectuer un suivi automatique des transactions commerciales. Ce suivi a un avantage sécuritaire, celui de limiter des risques de perte.  En plus dans un contexte où des cas de fraude sont parfois signalés, le SFEC se veut aussi un instrument de promotion du civisme fiscal. Ainsi, dirigeants de grandes entreprises, de PME, de TPE, bref tous les acteurs économiques excepté l’état, les ambassades, les collectivités locales et les représentations diplomatiques, sont tenus de se connecter au SFEC, comme le stipule l’article 2 du décret de création du SFEC.

Mais le défaut de conformité aux exigences de ce système qui est en train de sonner le glas de la facturation par papier expose aux sanctions prévues dans les articles tels que 24 et 25 dudit décret.

Et si nul n’est censé ignorer la loi il était plus que temps de passer par la sensibilisation pour façonner ou impulser un nouveau dynamisme du civisme fiscal au Congo. Un nouveau dynamisme dans lequel sont déjà inscrits des chefs d’entreprises. « Cette sensibilisation a été une bonne initiative. Cela nous permet d’échanger et le SFEC nous permettra d’identifier nos failles afin que nous puissions nous améliorer dans le domaine fiscal. C’est vrai que nous sommes déjà dans le système depuis le 1er septembre 2026. Mais nous avons besoin des améliorations. Et pour ce faire, nous allons continuer d’échanger avec la DGID », s’est félicité éricain Nganga, représentant à ces retrouvailles, Halliburton, une société parapétrolière américaine.

Depuis juillet 2026, plus de 1335 entreprises sont déjà connectées dont 686 utilisent les factures certifiées.

John NDINGA NGOMA

 

 

 

 

Ne manquez plus nos derniers articles!

Nous ne spammons pas !

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici