Le ministère de l’Environnement, du développement durable et du Bassin du Congo et la représentation au Congo de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) ont organisé du 8 au 12 juin 2026, à Brazzaville, un atelier technique de renforcement des capacités sur les systèmes de suivi des tourbières, grâce au financement de la République d’Allemagne. Cet atelier s’inscrit dans le cadre de l’initiative visant à sécuriser la biodiversité, les stocks de carbone et les réserves en eau des tourbières du Bassin du Congo grâce à une prise de décision éclairée et à une gouvernance efficace.

La cérémonie d’ouverture a été coprésidée par Narcisse Ofoulou, directeur de l’écologie et des réserves naturelles à la direction générale du développement durable, point focal Tourbières, au ministère de l’Environnement, du développement durable et du Bassin du Congo et du Dr Ricarda Mondry, représentante de la FAO au Congo. Cette formation a permis aux participants, venus de la RDC, du Gabon et du Congo pays hôte, de disposer d’outils techniques avancés, de plans d’action opérationnels et d’un cadre renforcé de collaboration pour soutenir la gestion durable des tourbières et contribuer aux engagements climatiques nationaux et internationaux. Les tourbières du Bassin du Congo constituent l’un des plus importants réservoirs de carbone tropical au monde. Leur préservation est essentielle pour la lutte contre les changements climatiques, la conservation de la biodiversité et le maintien des services écosystémiques. Les participants pour renforcer leurs compétences en matière de cartographie, de suivi et d’analyse des données relatives aux tourbières ont eu des sessions théoriques et des exercices pratiques sur les plateformes SEPAL et Google Earth, ainsi qu’une visite sur le terrain. Pour le Dr Ricarda Mondry, «Des données fiables sur les tourbières peuvent soutenir la REDD+, les inventaires nationaux, les systèmes de transparence climatique et ouvrir l’accès à des financements basés sur des résultats, aux marchés volontaires du carbone et à d’autres mécanismes valorisant la conservation des écosystèmes riches en carbone. Au sein de la FAO, nous restons pleinement engagés à accompagner les pays dans le développement des compétences, des outils et des systèmes nécessaires pour gérer durablement leurs ressources naturelles et honorer leurs engagements climatiques nationaux et internationaux». Pour sa part, Narcisse Ofoulou a rappelé que «dans le cadre de la mise en œuvre du projet «Sécuriser les réserves cruciales de la biodiversité, du carbone et les réserves en eau dans les tourbières du Bassin du Congo» lancé le 8 juin 2022, concernant les activités de l’axe 3 portant sur l’eau et le climat, les applications ont été développées pour assurer le suivi des tourbières. Cet atelier constitue la deuxième phase plus avancée opérationnelle et vise à renforcer les capacités techniques et institutionnelles nationales pour opérationnaliser les systèmes de surveillance des tourbières à travers l’intégration des données de terrain, les outils de télédétection et les mécanismes de rapportage climatique. Il ambitionne également de rapprocher les systèmes de suivi des opportunités de prise des décisions stratégiques et des financements climatiques». A noter que les données satellitaires et des mesures de terrain appuient la surveillance nationale des forêts, les niveaux de référence forestière et les engagements climatiques.

Philippe BANZ

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