Le Parlement ne s’interroge pas sur la nécessité de maintenir ou pas certaines Institutions qui ont fait leur temps et ne pèsent plus sur l’Etat qu’en termes de salaires de ses membres. Il s’agit du Comité de suivi des accords de cessez-le-feu et de cessation des hostilités, du haut-commissariat à l’instruction civile et celui des ex-combattants, le Comité de suivi du dialogue de Sibiti, des Conseils consultatifs naissants et de la nomination récente de nombreux haut-commissaires.
Autant de sujets d’enquête qui devraient aussi inspirer les députés à intérioriser correctement leurs responsabilités, en s’efforçant de les assumer de manière méthodique, avec détermination, sans subjectivisme et sans complaisance. C’est ainsi qu’ils viendront à bout des obstacles résultant des pesanteurs de toutes sortes et que l’Assemblée nationale arrivera à s’imposer dans la conscience collective nationale comme une Institution hautement utile à la nation.
Si le Parlement exerçait pleinement son rôle de contrôle de l’action gouvernementale que lui confère la Constitution, l’addition de la dette ne serait peut-être pas aussi salée. En effet, la Constitution fait le devoir aux parlementaires de contrôler l’action de l’exécutif et leur donne les moyens d’exercer ce contrôle.
L’article 107 dispose: le Parlement exerce le pouvoir législatif et contrôle l’action du Gouvernement. Les moyens d’information et de contrôle du Parlement sur l’action du Gouvernement sont: l’interpellation; la question orale; la question écrite; la question d’actualité; l’audition en commission; l’enquête parlementaire; la motion de censure».

Cyr Armel YABBAT-NGO

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